Autrement en Pays Charolais

Pour Christiane Taubira, l’Etat doit mettre fin aux "pr ?bendes" pour une sortie de crise.

La d ?put ?e de Guyane Christiane Taubira (PRG), d ?clare au Journal du Dimanche, qu’une sortie de crise deviendra "possible" aux Antilles fran ?aises, si l’Etat s’engage ? y "installer la transparence", et ? mettre fin aux "pratiques frauduleuses" et aux "pr ?bendes".

par Webmestre le dimanche 15 février 2009

Si les responsables des pratiques frauduleuses sont punis, si l’Etat s’engage à installer la transparence, s’il est aussi exigeant face aux prébendes qu’il est sévère face à la moindre incivilité, alors une sortie de crise deviendra possible", ajoute-t-elle.

"Nicolas Sarkozy doit prendre acte des abus constatés sur nos territoires et s’engager à ce que toute la lumière soit faite sur l’opacité des prix", déclare la députée guyanaise.

"Il faut aussi porter plainte contre les compagnies pétrolières, sinon l’Europe s’en chargera", avertit Mme Taubira.

Le conflit sur l’essence aux Antilles, estime-t-elle est "une des illustrations d’un système de rente, protégé par l’Etat (français) qui opère au détriment des populations".

Elle dénonce le "monopole" de la Sara (Société anonyme de la Raffinerie des Antilles), "seul fournisseur d’essence" qui "gonfle ses prix sans raison valable".

"Au lieu de protéger les consommateurs (...), l’Etat -sans doute par négligence- protège une société en situation de monopole dans un marché captif", ajoute Mme Taubira.

En Guadeloupe, "on frôle l’apartheid social", affirme-t-elle. "Les leaders du collectifs LKP ne sont pas des racistes anti-Blancs, selon elle. Ils exposent une réalité (...) : une caste détient le pouvoir économique et en abuse". Et "cette puissance est encore plus importante en Guadeloupe qu’en Martinique", note la députée.