Autrement en Pays Charolais

Victimes de l’amiante et d’accidents du travail se mobilisent contre les franchises m ?dicales :

par Webmestre le samedi 13 octobre 2007

Les victimes ont leur mot à dire". Derrière la banderole portée par des personnes en en fauteuils roulants, plusieurs milliers de personnes - entre 15 000 et 20 000 selon les organisateurs - ont demandé "une indemnisation intégrale" des accidents du travail et dénoncé l’instauration à partir du 1er janvier 2008 de franchises médicales.

Organisée à l’appel de la Fnath (fédération des accidentés de la vie) et de l’Andeva (victimes de l’amiante), la manifestation était soutenue par la CGT et plusieurs dizaines d’associations et de partis de gauche. "Dans cette période où certains s’efforcent de vanter les mérites de la valeur travail, nous voulons redire ce que sont les réalités du travail", a déclaré le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.

"IMPÔT SUR LA MALADIE"

Aujourd’hui, les accidents du travail sont indemnisés de façon forfaitaire et les manifestants, venus de toutes les régions de France, réclamaient leur indemnisation "intégrale", à l’image des accidents de la route. Ils dénonçaient aussi l’instauration prochaine par le gouvernement de franchises médicales, "un impôt sur la maladie" selon eux.

"La France qui se lève tôt a mal au travail, la France qui se lève tôt ne veut pas travailler plus pour gagner plus, elle veut travailler mieux et ne pas arriver à la retraite usée et malade", a estimé François Desriaux, président de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante." Pour Arnaud de Broca, les franchises médicales font porter la charge de la solidarité sur les malades. "Faut-il comprendre que vous êtes responsables de votre accident du travail ou de votre maladie professionnelle ?", s’interroge-t-il.

EMONDE.FR avec AFP et Reuters | 13.10.07 | 16h54