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Le pr ?sident des riches : Le Fouquet’s : les amis du CAC 40 au c ?ur de la f ?te, suite.

Article mis en ligne le 14 novembre 2010 par Webmestre  

Le petit monde de la politique.

Ce soir-là, au Fouquet’s, alors qu’il s’agit de fêter une victoire électorale, les politiques sont moins nombreux qu’on aurait pu le prévoir : deux premiers ministres, un ancien, Jean-Pierre Raffarin, et un futur, François Fillon ; le couple Balkany, des intimes du président, bien connus pour leurs activités diverses à Levallois-Perret, et au conseil général des Hauts-de-Seine, dont Nicolas Sarkozy fut le président de 2004 à 2007 ; de futurs ministres, Rachida Dati, Christine Albanel et Roger Karoutchi, et les conseillers de Nicolas Sarkozy, qui le suivront à l’Elysée, Henri Guaino, Claude Guéant et David Martinon.

L’autonomie relative du champ politique paraît bien mal en point en ce début de mai 2007. Affaires et politique ont souvent été intimement mêlées, comme elles ne le furent jamais, depuis la Libération, avec une telle visibilité. L’affichage public de la proximité du haut personnel politique avec les industriels et les financiers les plus en vue commence à faire partie de cette banalisation décomplexée de la fortune qui, depuis quelques années, s’étale sans vergogne.

Cette joyeuse assemblée n’avait rien de monacal, d’autant que, comme dans toute soirée de haut vol, l’invitation de quelques amuseurs professionnels devait permettre de pallier le sérieux intrinsèque de ces messieurs importants, aux lourdes responsabilités et aux cagnottes encore plus pesantes. Johnny Hallyday, Christian Clavier, Jean Reno étaient à même de mettre un peu d’ambiance et Bernard Laporte suscitait des conversations animées autour du sport.

Les différentes composantes de la classe dominante sont donc au rendez-vous du Fouquet’s, mêlant des invités qui exercent leurs talents dans les sphères les plus diverses de l’activité sociale, les affaires mais aussi les arts et les lettres, la politique et les médias.

La sous-représentation des familles anciennes, comme les Wendel ou les Rothschild, ne met pas en cause leur soutien à celui qui allait mettre à mal les protections sociales auxquelles le baron Ernest-Antoine Seillière de la Borde, descendant Wendel par sa mère et ancien président du Medef, avait déjà tenté, sous couvert de refondation sociale, de s’attaquer. Les scores mirifiques remportés le 6 mai 2007 par Nicolas Sarkozy dans les beaux quartiers attestent de ce soutien : 74.8% dans le VIIème arrondissement de Paris, 80,8% dans le XVIème et 86,6% à Neuilly.

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