· Autrement en Pays Charolais

Autrement

Législatives 2017

Recherche sur le site :
Dans la même rubrique :
Publié le 5 novembre 2006 par Webmestre
Accès direct
Thomas Th ?venoud (Laurent Fabius)
? Il pourrait bien y avoir des surprises jeudi prochain. ?

Article mis en ligne le 14 novembre 2006 par Webmestre  

Thomas Thévenoud (Laurent Fabius) « Il pourrait bien y avoir des surprises jeudi prochain. »

(JPG)
Thomas Th ?venoud

Thomas Thévenoud est 1er adjoint au maire de Montceau. Ancien proche collaborateur de Laurent Fabius, il est le porte-parole de sa campagne en Saône-et-Loire

Malgré les sondages défavorables, les Fabiusiens ne désarment pas. Thomas Thévenoud, porte-parole du candidat en S-et-L, pronostique des « surprises » jeudi prochain*.

Journal de Saône-et-Loire : Pourquoi soutenez-vous Laurent Fabius ?

Thomas Thévenoud : « Je soutiens Laurent Fabius par fidélité, car je crois à la fidélité en politique. Nous ne sommes pas dans le culte de la personnalité, mais dans la fidélité aux valeurs socialistes et aux propositions qui doivent permettre de répondre à la situation d’urgence sociale que connaît notre pays. Laurent Fabius fait des propositions en matière de pouvoir d’achat, de logement, d’éducation. Il est aussi le candidat d’une relance de l’idéal européen, car il défend une Union Européenne plus intégrée fiscalement, plus sociale et donc plus forte dans la compétition internationale. Il possède une expérience, une vision internationale des problèmes et il défend l’idée que la France doit avoir sur la scène internationale un discours, une parole forte en faveur de la paix et du codéveloppement, notamment avec l’Afrique. »

JSL : En quoi se démarque-t-il des positions de Ségolène Royal et de Dominique Strauss-Kahn ?

T. T. : « La ligne de DSK, c’est la ligne traditionnelle de la social-démocratie, qui ne parvient pas à endiguer la montée du populisme en Europe. Ségolène Royal a une ligne plus confuse, qu’on a plus de difficultés à cerner, et elle se trouve très souvent en contradiction avec le projet socialiste. La ligne de Laurent Fabius, c’est de dire que le message qui s’est exprimé par le Non au référendum européen contient le refus du modèle néo-libéral porté par l’idéologie dominante. Ce message du 29 mai 2005 doit être entendu. Nous pensons aussi que pour gagner, il faut une ligne claire, et clairement à gauche. Pour battre Sarkozy qui défend un projet ultralibéral, communautariste et pro-américain, un projet solidaire, républicain, laïc et tourné vers la paix est nécessaire. »

JSL : Le plus gros handicap de Laurent Fabius, n’est-ce pas son glissement tardif vers la gauche du parti auquel certains militants semblent avoir du mal à croire ?

T. T. : « On ne peut pas dire qu’il faut tenir compte des leçons du 21 avril 2002 et en même temps ne rien faire pour celà. Laurent Fabius a évolué, réfléchi, écouté. Il a toujours été socialiste et que socialiste, mais il est vrai que depuis quelques années, il a fait de l’urgence sociale et des difficultés quotidiennes de nos concitoyens sa boussole politique. Et il l’a fait avec courage, même lorsque c’était difficile. Il a pris position pour le Non alors que les sondages donnaient le Oui gagnant à 60 %. »

JSL : Y aura-t-il un second tour de scrutin interne ?

T. T. : « Je pense que c’est possible. J’ai fait une petite vingtaine de réunions dans les sections en Saône-et-Loire, et j’ai senti que ça « accrochait » sur les thèmes que nous défendons, qu’il y avait un intérêt pour les propositions de Laurent Fabius et pour la démarche stratégique qui consiste à travailler en priorité pour le rassemblement de la gauche. Si les militants du PS sont libres et responsables, ce que je pense, il pourrait bien y avoir des surprises jeudi prochain. Une campagne n’est jamais gagnée d’avance, même en interne. »

JSL : Que répondez-vous aux accusations portées par Arnaud Montebourg (NDLR : notre édition de lundi) contre les Fabiusiens ?

T. T. : « Je ne sais pas à quoi exactement il fait allusion. En tous les cas, en Saône-et-Loire, nous avons fait campagne avec un état d’esprit constructif, et en restant toujours respectueux à l’égard des candidats et des militants. Mais c’est l’indice d’une sorte de fébrilité d’avant le vote. Il ne faut pas se laisser gagner par cette fébrilité et aller jusqu’au bout du processus démocratique apprécié par les militants, les sympathisants et même par les Français. Il n’y a pas de gagnants et de perdants du débat interne, le grand gagnant, c’est le PS ».

Propos recueillis par J.-Ph. Chapelon *Les adhérents du PS désigneront leur candidat jeudi, par un vote dans les sections de 16 à 22 heures.

Le forum Répondre à cet article (pas de message pour le moment)
Ce site à reçu 635076 visites dont 121 aujourd'hui.Maxi/24 h. : 801 visites.  Moyenne : 468 visites/jour.
Site réalisé sous SPIP d'après le squelette Durzy - 2006 - Plan du site - Espace Auteurs Charte