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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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SNCF : pas question pour la CGT de n ?gocier une "remise en cause du droit de gr ?ve"

Article mis en ligne le 31 mai 2007 par Webmestre  

La CGT s’est déclarée lundi "disponible" pour discuter de "l’amélioration du dialogue social et d’une meilleure prévention des conflits" à la SNCF, mais a averti qu’elle ne "se mettrait pas autour de la table pour négocier la remise en cause du droit de grève".

"La fédération CGT des Cheminots est disponible pour discuter de l’amélioration du dialogue social et d’une meilleure prévention des conflits, mais elle ne se mettra pas autour de la table pour négocier la remise en cause du droit de grève, c’est à dire la remise en cause des conditions d’exercice du droit de grève", a déclaré Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Interrogé sur les propos du ministre du Travail, Xavier Bertrand, lundi matin selon lequel il y aurait "bien évidemment" un service minimum à la SNCF avant la fin décembre, M. Le Reste a estimé qu’il y avait "une certaine cacophonie au gouvernement, qui cache peut-être une certaine fébrilité".

"Au départ, il (le nouveau gouvernement) voulait un service minimum dans les transports et l’Education nationale, maintenant on ne parle plus que de la SNCF", a-t-il souligné.

"M. Bertrand ne doit pas prendre souvent le train, car il y a un service minimum de fait. La semaine dernière, il y avait une grève sur la ligne E du RER et 65% des trafics étaient assurés. Si ce n’est pas un service minimum, qu’on m’explique le contraire", a-t-il dit.

Plus généralement, M. Le Reste accuse le nouveau président de vouloir, par le service minimum, "beaucoup plus fondamentalement interdire, à terme, les cheminots d’utiliser la grève comme moyen d’expression".

"En 2004, lorsque nous avons signé un accord sur l’amélioration du dialogue social et la prévention des conflits, M. Sarkozy avait déclaré aux députés UMP que la SNCF et la CGT leur avaient +coupé l’herbe sous les pieds+ et que pour faire passer une réforme, il faut la faire dans les 100 jours après une élection".

"Le gouvernement spécule sur le fait que s’il peut contraindre la possibilité d’utiliser la grève, il aura les mains beaucoup plus libres pour casser les régimes spéciaux de retraite et porter de nouvelles attaques contre le régime général" a ajouté M. Le Reste.

"Ca me fait penser à la politique de Margaret Thatcher au Royaume Uni dans les années 80 : elle s’est attaquée au droit syndical et au droit de grève avant de s’attaquer aux mineurs et aux dockers et de privatiser les chemins de fer", a-t-il conclu.

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