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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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Rigueur : moins de fonctionnaires ou une autre fiscalit ? ?

Article mis en ligne le 13 mai 2010 par Webmestre  

Pour payer les 42 milliards d’euros correspondant aux intérêts de la dette, l’Etat va devoir faire une coupe budgétaire. La solution : revoir le système fiscal !

L’Etat est un bon débouché de l’épargne et un débiteur honnête.

On dit même qu’il est une vache à lait de la rente, oui, car toute la révolution bourgeoise, succédant au pouvoir royal totalement impécunieux, fut de transformer l’Etat en bon débiteur honnête, et en bon débouché pour l’épargne qui se trouvait rémunérée et remboursée. Le pouvoir royal avait à sa disposition la banqueroute royale pour éponger les dettes. Les soviets ont refusé de rembourser leurs prêteurs, ce qui est une forme de banqueroute étatique. Aujourd’hui l’Etat n’a de cesse de dire qu’il est un bon débiteur, honnête, respectueux des épargnants. A la veille de 1914, les loyers et les rentes représentaient grosso modo 10% du PIB. Pendant les trente glorieuses, 1 à 2%. Aujourd’hui, la rente, les intérêts, les loyers, les dividendes - sans compter les retraites et les pensions évidemment - représentent plus de 10% du PIB.

Et dans la rente les intérêts de la dette publique

Les intérêts de la dette publique représentent 42,5 milliards d’euros. Selon la direction du budget, citée par « Les Echos » les dépenses de personnel de l’Etat (hors pension) représentent 82 milliards d’euros. Vous vous frottez les yeux. Si vous rapprochez ces deux chiffres, vous constatez, horrifié, que les intérêts de dette représentent plus de la moitié des dépenses de personnel. Autrement dit vous donnez à des gens qui ne font rien, plus de la moitié de ce que vous donnez à des gens qui travaillent, des policiers, des fonctionnaires etc. et pour pouvoir continuer à payer ces gens qui ne font rien, vous allez devoir tailler dans les emplois.

Le plan de rigueur de Matignon

Le plan de rigueur inavoué, qui prévoit de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, et de multiples économies ici ou là, comme de diminuer de 1,5% par an les effectifs de ce qu’on appelle les « opérateurs », c’est-à-dire Météo France, le CNRS, le pôle emploi etc. Vous vous refrottez les yeux et vous dites : attendez, on va grignoter le nombre de postes du CNRS pour payer des intérêts ? Du cerveau de quel Harpagon est sortie cette belle idée ? En plus, ces 42 milliards d’intérêts de la dette sortent, pour les deux tiers, du territoire français !

Comment les y faire rester ?

C’est toute l’intelligence des Japonais : les Japonais sont endettés, eux à 200% du PIB. Sauf que la dette du Japon est à 95% japonaise ! Les Japonais financent les japonais, le payement des intérêts est un impôt pour les riches, mais l’argent reste au Japon. Vous me direz : oui, mais les Français sont aussi créditeurs de pays étrangers, des grecs par exemple, de sorte qu’au niveau européen, grosso modo les européens payent les européens. Sauf que le payement des intérêts est bien un impôt déguisé qui est prélevé sur toute la population, pour être transféré aux plus riches.

Solution docteur ?

Toute simple : revoir le système fiscal. Récupérer sur les revenus du capital, ce que ces mêmes revenus du capital reçoivent par l’impôt. Ce n’est pas du tout faire payer les riches, c’est cesser de faire payer les classes moyennes. Quand on sait que les classes moyennes sont le pilier de la démocratie, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose !

Bernard Maris sur France-Inter

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