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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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R ?union houleuse des anitlib ?raux, en vue d’une candidature unique... La gauche antilib ?rale en mal de t ?te...

Article mis en ligne le 10 décembre 2006 par Webmestre  

Plus de 1 000 délégués de 750 collectifs unitaires antilibéraux tentaient samedi 9 décembre, lors d’une réunion houleuse à l’Ile Saint-Denis, de se trouver un candidat unique à la présidentielle. Le mouvement est menacé d’éclatement, le PCF étant accusé de vouloir imposer Marie-George Buffet.

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Marie-George Buffet

Les participants ont jusqu’à dimanche pour départager trois postulants : la numéro un du PCF, l’élue de Paris Clémentine Autain et le président de la fondation Copernic, Yves Salesse. Le leader altermondialiste José Bové a lui jeté l’éponge fin novembre, accusant le PCF de vouloir faire passer en force sa numéro 1.

Selon les derniers décomptes donnés samedi, portant sur 569 Collectifs rassemblant au total 16 000 militants, Mme Buffet arrive en tête, "près de 55 % des collectifs" l’ayant mise en "première place". Un décompte qui ne satisfait pas les autres sensibilités, qui militent pour le "consensus" et soulignent que les collectifs n’ont pas tous le même poids, d’autant que certains sont des créations "récentes" du seul PCF.

S’appuyant néanmoins sur ce premier résultat, la secrétaire nationale du PCF s’estime gagnante : "Les militants des collectifs locaux ont travaillé et donné près de 60 % à ma candidature, c’est la démocratie". Selon elle, la règle du "double consensus" (entre organisations qui composent le mouvement d’une part et militants d’autre part) fixée au départ ne peut plus fonctionner : "Entre les organisations, il n’y a de consensus sur personne, il faut maintenant savoir comment sortir de ce piège".

"IL FAUT Y ALLER MAINTENANT"

Devant le risque d’éclatement, Mme Buffet a promis de mener une campagne "unitaire" avec les autres sensibilités, affirmant "se battre pour qu’elles ne quittent pas le rassemblement". Un responsable du petit parti Mars, Eric Coquerel, rétorque : si le PCF impose son numéro un "dans les collectifs, il n’y aura plus que des militants communistes et tout le reste sera parti". Il propose de rechercher "d’ici un mois, une autre solution", suggestion rejetée par Mme Buffet, pour qui "le temps presse, il faut y aller maintenant". Clémentine Autain, refusant qu’on "remette en cause la méthode" de consensus "en cours de route", met en garde : "Si quelqu’un veut passer en force, il s’excluera du rassemblement".

Les adversaires de la chef de file communiste estiment qu’un "dirigeant de premier plan d’un parti n’est pas en mesure de représenter le rassemblement dans sa diversité". "La candidature de Marie-George Buffet serait vécue comme celle du PCF", souligne ainsi Christian Picquet, chef de file de la minorité de la LCR engagée dans le mouvement.

"Nous ne sommes pas là pour des querelles dérisoires, pour mettre en avant telle ou telle candidature, nous avons le devoir de réussir", a affirmé de son côté Yves Salesse, suscitant des ovations de la salle, pourtant largement remplie de militants communistes, scandant "unité unité, tous ensemble". "Ou nous gagnons ensemble, ou nous serons tous perdants", a prévenu Claude Debons, coordinateur du mouvement, alors que Mme Buffet plafonne à 3 % dans les sondages.

Une "commission de synthèse" devait se réunir à huis clos samedi soir pour tenter de trouver un accord, selon les organisateurs, et une décision devrait être prise dimanche.

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 09.12.06 | 20h16 • Mis à jour le 09.12.06 | 20h17

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Clémentine Hautain, candidate à la candidature pour la prédidentielle. REUTERS

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Cl ?mentine Hautain

Ce week-end doit être décidé qui portera les couleurs de « la gauche de la gauche » pour la présidentielle. Mais certains envisagent de reporter cette décision, faute de consensus.

La tension monte. Et la pression s’accentue sur Marie-George Buffet pour qu’elle retire sa candidature à la candidature de la gauche radicale. Cette gauche de la gauche doit décider ce week-end qui portera ses couleurs pour la présidentielle de 2007. Un rendez-vous décisif. Faute de consensus dans les collectifs locaux antilibéraux (bien que la secrétaire nationale soit en tête dans les votes à la majorité déjà recensés), l’idée commence à germer de repousser à plus tard une décision qui s’annonce compliquée. Voire impossible.

Vendredi matin, Patrick Braouezec, député (PCF) de Seine-Saint-Denis et candidat à l’investiture de la gauche de la gauche, a ainsi suggéré que le collectif prenne « encore un peu de temps ». A une condition, a-t-il précisé sur RTL : « Si on a la certitude que le PCF n’imposera pas sa candidate Marie-George Buffet. »

Jeudi soir, la réunion du collectif national (qui regroupe le PCF, des minoritaire de la LCR et des Verts, Mars, la Gauche républicaine, Convergence citoyenne, les amis du socialiste Jean-Luc Mélenchon et les Alternatifs) n’a guère pu que constater cette absence de consensus. Selon L’Humanité de vendredi, plusieurs voix se sont faites entendre pour un report de la décision. Ainsi, le dirigeant de la LCR Christian Picquet a souhaité déboucher sur une désignation « dès ce week-end ou tant qu’il restera une chance ». De même, Eric Coquerel, du Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (Mars), a suggéré, faute d’accord ce week-end, l’organisation d’un vote en janvier.

Reste que le tir de barrage contre une candidature de la numéro un communiste ne fait que s’amplifier. Toujours sur RTL, Patrick Braouezec lui a daigné le droit de se porter candidate à l’Elysée car, à ses yeux, « le PCF n’est pas le centre de gravité de ce rassemblement ». Elle aussi candidate à la candidature, Clémentine Autain, adjointe (apparentée PCF) à la mairie de Paris, a jugé vendredi matin sur LCI qu’une désignation de l’ancienne ministre des Sports de Lionel Jospin « ne permettrait pas le consensus de toutes les sensibilités du rassemblement antilibéral ». Elle s’est elle-même considérée la mieux placée pour les incarner. « Mon profil politique peut permettre de sortir d’une situation difficile. Je pense que le saut générationnel peut être un atout face aux difficultés que l’on rencontre pour signer un accord politique », a estimé la jeune femme, car « les gens en ont marre de voir toujours les mêmes profils ».

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/222068.FR.php

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