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Pr ?sidentielle : La droite fascin ?e et inqui ?te.

Article mis en ligne le 19 novembre 2006 par Webmestre  

Sarkozy découvre « une personne de qualité », et l’UDF fait semblant d’être soulagé. Par Antoine GUIRAL, Nathalie RAULIN

Lors de l’université d’été de l’UMP, en septembre, Nicolas Sarkozy voyait en Ségolène Royal l’adversaire « la plus facile à battre ».

Avec ses amis, il pointait son « manque d’expérience », « le vide sidéral de sa pensée » ou encore « sa faiblesse dans les débats ». Mais, vendredi soir, Sarkozy a jugé que la candidate PS incarnait « une aspiration forte du PS, mais aussi des Français dans leur ensemble, au renouvellement de la classe politique et à un débat pour 2007 qui soit le débat de la modernité » .

Façon, pour celui qui prétend incarner la « modernité » dans son camp, d’enterrer un peu plus profond toute perspective de nouvelle candidature Chirac.

Vendredi, vers 13 heures, tous ses collaborateurs avaient les yeux rivés à leur téléviseur pour décortiquer la prestation de Ségolène Royal. Car le cas Royal est un casse-tête pour l’UMP. « Une redoutable candidate, qui marche dans les pas de Nicolas Sarkozy dans de nombreux domaines, comme la sécurité, et a su prendre le PS par la droite », analyse Patrick Devedjian, conseiller politique du patron de l’UMP. Rupture, ordre, famille : autant de thématiques sur lesquelles elle distille une musique susceptible de séduire bien au-delà des rangs de la gauche, quand Sarkozy se cantonne au seul électorat de droite.

La capacité de Royal à se maintenir au zénith dans les sondages, en dépit de ses faux pas, fascine et inquiète l’UMP. Même s’ils redoutent d’être taxés de machisme, les stratèges du parti veulent cibler leurs attaques sur ses « insuffisances à assumer la fonction présidentielle ». D’autres, comme le sénateur Roger Karoutchi, jugent que sa désignation « change la donne et impose un rassemblement très rapide de la droite ». Ce dont le villepiniste Hervé Mariton ne veut pas entendre parler : « Au contraire, ne soyons pas des clones du PS. Prenons notre temps sans s’enfermer dans un calendrier et voyons en février ou mars qui est le mieux placé à droite pour battre madame Royal. »

En attendant, Sarkozy va peut-être devoir se prémunir d’envies de primaires naissantes au sein de l’UMP. Le ministre de l’Emploi, Jean-Louis Borloo, a dégainé le premier en jugeant vendredi que la droite devra « tenir compte » de l’exercice réussi par le PS pour « changer d’expression et de rituel ». « Il faudra que chacun aille au bout de sa vérité, et moi j’ai envie de dire ma vérité », a-t-il ajouté.

A l’UDF, on fait mine de ne pas s’émouvoir de Royal. « Dominique Strauss-Kahn, qui a fait une campagne de social-démocrate, aurait été un candidat plus dangereux », assure le député UDF du Loir-et-Cher, Maurice Leroy. « C’est une bonne nouvelle, car elle n’a pas la carrure pour être président de la République », renchérit le patron des députés, Hervé Morin, qui ajoute que « les socialistes qui la trouvent creuse ou caractérielle pourraient être tentés de rejoindre François Bayrou ».

Fin août, lors de l’université d’été, le même confiait : « Pour nous, le mieux ce serait Fabius, car Ségolène bouffe au centre. » Le député européen Jean-Marie Cavada lui reproche son manque de fond : « Pour l’heure, elle est dans la forme et dans la com, explique l’ancien journaliste. Cela ne diminue pas sa combativité, mais j’attends de voir son programme et sa marge de manoeuvre face aux socialistes déboussolés par sa ligne de conduite. »

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