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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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Nicolas Sarkozy et les fonctionnaires : un amour destructeur.

Article mis en ligne le 22 septembre 2007 par Webmestre  

e Président de la République a fait le choix de présenter son pacte « Service public 2012 » aux fonctionnaires stagiaires de l’IRA de Nantes. La CFDT attendait des propos sur l’avenir de la Fonction publique et la volonté présidentielle de faire vivre le Service public.

Parlant des missions de service public, le Président s’en est tenu à des déclarations d’intention sans précisions sur la façon d’apprécier les besoins et les attentes des usagers.

Sur l’avenir de la Fonction publique, il a affirmé la nécessité d’une réforme, amalgamant mesures et dispositifs déjà arrêtés avec des annonces lourdes de signification telles que l’individualisation des rémunérations ou des modifications profondes du statut. Le tout sur fond de dialogue social que le Président semble appeler de ses vœux, mais qui n’a pas prévalu au moins pour ces deux derniers points.

Pour la CFDT, l’individualisation des rémunérations ne saurait absolument pas répondre à notre demande d’ouverture immédiate de discussions ni à notre exigence de conduite de négociation annuelle sur les salaires. Il en va de même pour l’incitation aux heures supplémentaires - déclinaison du fameux « travailler plus pour gagner plus » - qui ne constitue nullement une réponse à la question de l’amélioration du pouvoir d’achat.

La fonte des effectifs engagée avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite pénalise déjà les usagers et dégrade les conditions de travail des agents. L’instauration d’une aide au départ sous forme de pécule ne pourra qu’aggraver cette situation. Que dire du droit d’option offert aux nouveaux agents qui auraient à choisir entre statut et contrat de droit privé ? N’est-ce pas là une remise en cause de la spécificité des missions de la fonction publique, doublée d’une fallacieuse prétention à la souplesse et à la liberté ?

Le discours de Nantes n’est pas un discours de la méthode. Ce n’est pas un discours de la modernisation, ni celui que les agents publics attendaient. La vitesse n’est pas la précipitation, le changement n’est pas la mise à mal, l’effet d’annonce n’est pas force de proposition. La fonction publique vaut mieux que le discours, elle mérite la concertation et le respect, en particulier en donnant toute sa place au cycle de conférences qui s’engage.

Paris, le 20 septembre 2007

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