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Mettre l’homme au centre de nos pr ?occupations

Article mis en ligne le 31 décembre 2006 par Webmestre  

La rupture.

L’année 1936, reste dans notre mémoire collective un souvenir dont la prégnance est à la mesure des espoirs qu’elle souleva sur le plan politique, économique, culturel et social.

Les accords de Matignon comportèrent des hausses de salaires conséquentes pour les ouvriers. Ils instaurent la possibilité de négocier par branches professionnelles des conventions collectives. Le patronat reconnaît la liberté syndicale et donne son accord pour l’élection de délégués d’ateliers.

Le gouvernement de Léon Blum déposa au parlement une série de projets de loi qui vinrent compléter la signature des accords de Matignon entre les syndicats et les représentants du patronat. Une loi institua pour tous les salariés le droit à deux semaines de congés sans suspension de salaire, le Front populaire innove en faisant des congés un droit pour tous et surtout en les mettant à la charge de l’entreprise. Une autre loi abaisse la durée légale du travail hebdomadaire de 48 à 40 heures.

Cette évocation succincte de ce que fut l’œuvre d’un gouvernement de gauche voilà 70 ans m’inspire plusieurs réflexions.

Le vaste mouvement de réformes amorcées par le gouvernement de Léon Blum contribua à améliorer les conditions de vie de milliers de salariés.

Aujourd’hui ceux qui prônent la rupture (N. Sarkozy) contre l’immobilisme, les conservatismes, et en appelle aux réformes nous proposent avant tout de pérenniser, voire d’accentuer un système politique, social, économique profondément inique.

Depuis 20 ans la répartition de la richesse nationale n’a cessé de se faire au détriment du travail salarié et au profit du capital. Les salaires de ceux qui dirigent les entreprises du CAC 40 sont extravagants. Les profits records de ces entreprises ne sont affectés ni à la recherche, ni à l’accroissement de l’activité donc à l’emploi, mais à l’enrichissement des actionnaires. On flexibilise. On déréglemente. On précarise. On privatise, même les autoroutes, l’énergie.... Les acquis sociaux des moins favorisés sont sans cesse remis en cause. Les résultats de cette politique nous les connaissons : chômage, travailleurs pauvres, exclusion, augmentation du nombre de Rmistes, croissance faible, violence....

La rupture c’est autre chose, 1936 en est un exemple. Elle consiste à mettre l’homme au centre de nos préoccupations en s’opposant au modèle ultra-libéral qui s’impose à toute la planète. Les forces de gauche doivent y concourir et innover.

Paul LUCCIONI

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http://luccioni.charolles.info/

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