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Marc-Antoine BAUDOT (1765-1794) : un r ?volutionaire charolais !

Article mis en ligne le 10 août 2006 par Webmestre  

Né à Liernolles en 1765, fils d’un paysan aisé et filleul d’un médecin réputé de la région, il devient médecin à son tour dans sa ville natale. Réformateur, il se fait le porte parole du cercle des avocats et médecins de Dijon et se bat pour obtenir le doublement du Tiers-Etat et le vote par tête.

Dès le début de la révolution, il entre dans la société des amis de la constitution à Charolles, affiliée à la société mère de Paris. Très actif dans le vie politique locale, il est élu suppléant à l’assemblée législative en 1791 où il fait son entrée en juillet 1792. Il n’a pas le temps de se faire remarquer mais il est élu à la Convention où il se range parmi les montagnards.

Lors du procès du Roi, il vote pour la mort, contre le sursis et contre l’appel au peuple. C’est un montagnard proche des dantonistes, piètre orateur, il est avant tout un homme d’action qui a montré de grandes qualités pendant ses missions aux armées dans les Pyrénées orientales dans un premier temps où il se montre très actif pour rétablir la discipline, puis dans un deuxième temps, aux armées du Rhin. Lors de cette mission, il se heurte à l’autorité du « représentant extraordinaire » Saint-Just envoyé par le comité de salut Public. L’inimitié entre les deux hommes ne fera que s‘accentuer compromettant quelquefois leurs actions respectives. Baudot montre ainsi un caractère affirmé et indépendant mais l’opposition avec Saint-Just le range parmi les ennemis de Robespierre.

Absent le 9 thermidor, il se réjouit néanmoins de la disparition des Robespierristes tout en réprouvant la « réaction thermidorienne ». Il fait partie de « la crête » avec ses amis Soubrany et Romme mais il échappe aux événements de Prairial an III.

Il se retire de la vie politique refusant de se compromettre dans le régime napoléonien. Cependant son passé politique le poursuit car à la restauration, il est arrêté comme régicide et il commence un exil de 14 ans à Liège.

Il rentre en France en 1830 et il consacre les dernières années de sa vie à rédiger une série de "Notes historiques", réflexions et remarques sur cette époque et les gens qu’il a côtoyés, après avoir fait la connaissance de l’historien E. Quinet.

Ses mémoires sont intéressantes car elles racontent le parcours politique d’un homme aux convictions sincères et qui à son niveau, a fait avancer la révolution.

Source : Mémoire de maîtrise de Nicolas Koubi « le conventionnel M-A Baudot, acteur et témoin de la révolution française » 1999

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