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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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Le gouvernement aura beaucoup de mal ? tenir ses promesses.

Article mis en ligne le 21 août 2007 par Webmestre  

Surtout qu’il a fait le choix de se priver délibérément de recettes avec son paquet fiscal.

Je crains qu’il remette maintenant en cause des politiques publiques ou augmente à nouveau certains impôts, en instaurant par exemple la TVA dite sociale qui n’est finalement qu’une hausse de la TVA tout court.

Les performances de l’économie françaises sont inférieures à celles de nos voisins.

Pour relancer la croissance, il aurait fallu soutenir le pouvoir d’achat de ceux qui en ont besoin et non pas des plus favorisés, ce que fait pourtant le gouvernement.

Pour encourager les entreprises à investir, il faudrait favoriser la recherche, l’innovation, revoir leur fiscalité.

Or, dans le paquet fiscal qui nous est proposé, ce sont plutôt les dirigeants d’entreprise qui sont choyés.

Didier Migaud président de la commission des finances à l’Assemblée nationale.

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En mal de croissance, la France a déjà mangé son pain blanc

Les mesures fiscales de Bercy vont amputer les recettes de l’Etat.

Par Catherine Maussion

QUOTIDIEN LIBERATION : mardi 21 août 2007

Patatras, Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, a fini par se rendre à l’évidence : « Est-ce qu’on va atteindre ce chiffre [de 2,25 % de croissance pour 2007, ndlr], je n’en sais rien. » En tout cas pour les atteindre, on doit avoir des objectifs « extrêmement ambitieux » pour la fin de l’année. Du genre, 0,8 % de croissance pour chacun des deux prochains trimestres. Autant dire, mission impossible.

« On sera au-dessous de 2 % cette année », prédit déjà Henri Sterdyniak, de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques).

Première conséquence : « On aura du mal à ne pas dépasser l’engagement des 3 % de déficit budgétaire maximum. » D’où un affrontement probable avec Bruxelles.

A moins, ajoute l’économiste, que le gouvernement « serre la vis sur les promesses ». L’expert rappelle aimablement que Nicolas Sarkozy a promis de l’argent pour la recherche, la police, la justice... mais il a « déjà mangé toute sa marge de manœuvre » : soit 12 milliards d’euros qui vont aller « à des choses, dit-il, qui n’étaient pas forcément prioritaires », comme la défiscalisation des heures supplémentaires ou les cadeaux fiscaux aux emprunteurs immobiliers.

Du coup, il ne reste plus de gras pour une relance sociale. Ceinture donc pour les relèvements de l’allocation de rentrée scolaire, de l’allocation pour le premier enfant ou des minima sociaux, un temps envisagés pendant la campagne électorale.

Dommage, parce que ces coups de pouce pouvaient soutenir la consommation.

« Cadeaux fiscaux ».

Plus ennuyeux, remarque le député socialiste Jean-Pierre Balligand, et membre de la commission des finances : « On ne voit pas en quoi ces cadeaux fiscaux, faits à certaines catégories de contribuables, ont des vertus pour dynamiser l’économie ! » Exemple : le bouclier fiscal. C’est un geste « au profit des dirigeants d’entreprises, favorable à leur patrimoine » .

Bref, « Sarkozy a voulu honorer ceux qui l’ont aidé à gagner - on veut bien le comprendre -, mais cela n’aide en rien à la relance de l’investissement », qui a stagné ce deuxième trimestre.

La situation est tout aussi problématique du côté des comptes sociaux (maladie, retraite...). Dans les rangs même de l’UMP, on commence à pointer la difficulté : le député Gilles Carrez a appelé, hier, à la mise en place d’une réforme des retraites et de l’assurance maladie. Sinon, les économies prévues du côté du budget de l’Etat (diminution du nombre de fonctionnaires...) seront plus que mangées par « l’augmentation des déficits sociaux ».

On y va tout droit. Parce que toute panne dans la croissance creuse encore plus vite, par défaut, le trou des recettes.

Serrer la vis.

Dans l’opposition, on devine déjà la suite. « Ils vont faire payer les consommateurs », note Jean-Pierre Balligand. Et d’espérer qu’au lieu de multiplier les franchises médicales, comme le gouvernement l’a déjà annoncé, « on serre la vis aux professionnels médicaux ». Ceux-là même qui avaient été « super servis » par Xavier Bertrand, l’actuel ministre du Travail, alors qu’il officiait à la tête du ministère de la Santé, sous le gouvernement Villepin.

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