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Le d ?bat introuvable.

Article mis en ligne le 30 novembre 2006 par Webmestre  

Ségolène royal étant désignée par le parti socialiste, Nicolas Sarkosy le sera sans doute par L’UMP. Seront-ils, tous les deux, les « candidats du vide », comme l’affirme l’anthropologue et essayiste Emmanuel Todd.

Todd parle d’une « question interdite » ou introuvable. Pour Todd, les français sentent très bien que le vrai sujet qui devrait être débattu est celui de la mondialisation, du libre-échange intégral et de ses effets destructeurs sur les sociétés européennes. Accroissement des inégalités, flambée du chômage, laminage des classes moyennes (après celui des classes populaires) : toutes ces souffrances collectives lui paraissent découler de cette ouverture à tout vent de l’Europe. En s’accrochant religieusement au dogme libre-échangiste, les élites politiques perdraient peu à peu la confiance des électeurs. Ces derniers comprennent mal, en effet, que cette question décisive ne soit jamais abordée, ni à gauche ni à droite. Or, ajoute Todd, il faudra tôt ou tard en revenir à un protectionnisme minimal conçu à l’échelle européenne. C’est ce qu’on appelait jadis la « préférence communautaire », inséparable du projet européen originel. Après tout, un marché de 400 millions de consommateurs peut fort bien se protéger (comme le font les Etats-Unis) sans que le principe de l’économie libérale s’en trouve affecté.

Cette foi dogmatique dans le libre-échange est-elle aussi redoutable que le dit Todd ? A chacun d’en juger. Ce qui paraît indéniable, c’est que nous assistons à un décrochement progressif des classes moyennes, lesquelles découvrent à leur tour la précarisation, et la peur qui va avec. Il n’est donc pas impossible que nous soyons en train de reproduire les mêmes erreurs macro-économiques que dans les années 1920, époque où des aveuglements comparables avaient contribué à la crise de 1929 et à la montée du nazisme.

Ce dogme européen du libre-échange -dont les Américains savent s’affranchir- repose sur une vision du monde aussi séduisante qu’erronée, gouvernée par le principe de la spécialisation internationale du travail. Chaque pays est invité à développer les seules activités où il est le mieux placé. Or il est peu probable que des pays-continents comme l’Inde et la Chine, en plein essor, acceptent cette règle du jeu. Dans leur cas, elle paraît même totalement absurde. Souhaitons que ce débat cesse d’être introuvable...

Jean-Claude Guillebud.

Ces questions sont vitales, mais de là à dire que la gauche n’en parle pas est faux, même si elle devrait en parler plus et proposer des solutions.

un exemple :

(JPG)

Arnaud Montebourg et Jacques Rebillard souhaitent aussi restaurer la primauté du politique, faire en sorte que des décisions importantes pour les nations ne soient pas prises en catimini au niveau de la France ou de l’Europe, telle l’ouverture des marchés au textile chinois. L’exemple d’ARCELOR est frappant : ce groupe fut racheté par un milliardaire indien alors qu’il avait été renfloué par nos impôts. En le privatisant et en le vendant, on a favorisé une OPA. Que va devenir ce groupe si les brevets et les emplois partent ? Pensons aux usines de Gueugnon, du Creusot, de Dunkerque etc. Les décisions de cette nature doivent impérativement venir en examen de la Nation.

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