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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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? Le Gouvernement impose des p ?ages sur la RCEA aujourd’hui gratuite : les quatre raisons d’un mauvais choix"

Article mis en ligne le 30 juin 2011 par Webmestre  

« Les ministres Nathalie Kosciuzko-Morizet et Thierry Mariani ont pris leur décision le 24 juin concernant la réalisation de la RCEA à deux fois deux voies ; décision publiée au journal officiel dans laquelle ils maintiennent leur position de faire appel à un concessionnaire.

Ce choix est une nouvelle sanction qui impose aux Saône-et-Loiriens la présence de péages, dont les pouvoirs publics sont d’ailleurs incapables de préciser le nombre. Après six mois de débat public et d’expertises, ce flou total illustre une fois de plus les doutes sur la faisabilité financière d’une concession et le fondement inconséquent de ce modèle économique dans ce cas de figure.

Ce choix est un déni de démocratie. Il ne retient aucun enseignement de la phase de débat public, au cours de laquelle de multiples oppositions locales s’étaient exprimées. Il opte par ailleurs pour un système de péages ouverts dont les expertises juridiques avaient clairement montré la fragilité. En outre, la solution retenue balaye les alternatives portées au cours du débat public et venues de tous les bords politiques, alors que celles-ci conciliaient les impératifs de sécurité et d’urgence, tout en garantissant un financement public et une maîtrise d’ouvrage par l’État.

Il s’agit donc d’une tentative de diversion, visant à esquiver le débat pendant les périodes électorales, présidentielles et législatives, qui s’ouvrent. Pour preuve, les ministres n’ont daigné recevoir discrètement dans leurs bureaux, que leurs amis politiques porteurs du projet de concession !

Ce choix est un non-sens économique : en rejetant un financement par l’éco-taxe, alors que dans le même temps le Conseil d’État vient d’autoriser le marché de prélèvement de celle-ci par une société italienne, l’État va se priver de 15 millions d’euros par an qui auraient pu être investis chaque année dans une RCEA gratuite.

Ce choix porte les germes d’un nouveau transfert de charges sur les épaules éprouvées du contribuable local, en renvoyant le coût des franchises de péages pour le trafic local à des études complémentaires qui appelleront les collectivités à participer. Le Conseil général, qui a déjà contribué pour plus de 86 millions d’euros à sa dernière route nationale, ne cautionnera pas ce système qui dilapide le patrimoine routier national, et impose un report de trafic sur un réseau départemental inadapté, source de dépenses supplémentaires.

Cette décision détermine le Conseil général, fort des leçons tirées du débat public, à offrir à la population le moyen d’être entendue. Il se réunira en assemblée spécifique le 11 juillet prochain afin d’évoquer les réactions qu’il réserve à cette décision gouvernementale injuste et infondée. »

Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, président du Conseil général

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