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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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La faillite de l’ ?tat, un risque ? double tranchant !

Article mis en ligne le 15 mai 2010 par Webmestre  

Grâce au plan adopté par l’Europe, en cas de faillite, les pays pourraient avoir une double dette : l’une envers leurs créanciers, l’autre envers leurs citoyens.

La crainte de la faillite peut-elle provoquer la faillite ? Et pourquoi y aurait-il faillite d’un pays, malgré le plan fabuleux proposé par les européens (en ajoutant tout, près de 1000 milliards de dollars tout de même !) ? Pourquoi ? Parce que l’entrée dans la rigueur de la Grèce risquait de compromettre la Grèce, mais l’entrée dans la rigueur de toute l’Europe va certainement, là c’est sûr, compromettre le redressement de la Grèce. Mais la rigueur en Espagne compromettra aussi les exportations allemandes : les Espagnols achèteront moins de voitures. Idem pour la France. On ne voit pas comment, ce plan de rigueur, qui lamine la dépense publique, fait pression sur les salaires, ne laminerait pas aussi la dépense privée. Et Monsieur Fillon, qui compte sur la croissance pour financer le rééquilibrage de son budget, va sans doute revoir ses prévisions à la baisse. Enfin, comme on le disait hier, on résout la crise de l’endettement par plus d’endettement, ce qui risque de transférer la mauvaise qualité des dettes vers les pays encore bien notés.

Certains économistes, minoritaires il est vrai proposent de restructurer les dettes.

Car restructurer la dette revient à accepter une faillite partielle, une faillite qui ne dit pas son nom, donc à léser définitivement quelques créanciers. En fait, les créanciers acceptent de renoncer à une partie de leurs créances, pour récupérer le reste, sachant que s’ils demeurent intransigeants, ils ne récupèreront rien du tout. Mais, comme dans toute faillite partielle ou totale, il y a créancier et créancier : il y a des créanciers prioritaires, et des créanciers secondaires. Lorsqu’une entreprise met la clef sous la porte, les créanciers publics, l’URSSAF, les impôts sont payés en premier, les autres se partagent ce qui reste s’il en reste.

Il n’en va pas de même pour les pays, qui paieront en priorité les banques et leurs donneurs d’ordres, évidemment, en demandant aux citoyens de mettre la main à la poche. Et pourtant, on pourrait considérer que les Etats sont aussi débiteurs de leurs citoyens. Ils doivent à leurs citoyens des services publics, de la sécurité, de l’éducation, de la santé publique etc. C’est donc en sacrifiant ce qu’ils doivent à leurs citoyens qu’ils payent ce qu’ils doivent aux marchés internationaux, c’est-à-dire à des non résidents. On sait que la Grèce, doit payer plus de 5 points de son PIB en surcoût d’intérêts qui partent à l’étranger. De sorte que certains économistes considèrent qu’il y a deux types de dette, que les Etats honorent différemment.

Non !

Une dette nationale et une dette internationale ?

Plus exactement une dette sociale, qui est strictement nationale, et une dette financière, qui est à la fois nationale et internationale. Pour la France, la dette financière est aux deux tiers étrangère et pour un tiers nationale. Mais les pays choisissent de sacrifier leur dette sociale, au profit de leur dette financière. Mais au nom de quoi ? Pourquoi ce ne serait pas la dette sociale qui serait la dette prioritaire et non la dette financière ? D’autant que la dette sociale a un bon effet sur le travail et la productivité, tandis que la dette financière rémunère des inactifs, j’allais dire des parasites, mais je ne le dis pas.

Bernard Maris sur France-Inter.

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