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Intervention CFDT Manitowoc le 20 avril 2010 ? La Clayette

Article mis en ligne le 21 avril 2010 par Webmestre  

Depuis quinze mois que nous sommes confrontés au séisme qui ravage l’entreprise Manitowoc, nous avons l’impression d’avoir tout dit et tout tenté pour nous y opposer et pour en amoindrir les conséquences. Mais toujours la machine infernale avance, broyant sur son passage les salariés et des pans entiers de l’entreprise.

C’est au point qu’à l’annonce de ce troisième plan de restructuration, nous en serions presque à nous féliciter qu’au moins il ne prévoit pas de suppression d’emplois, alors que les deux plans précédents en ont quand même supprimé 530, pour ne parler que des CDI,soit 30 % de l’effectif. De même, on en viendrait presque à remercier la direction Manitowoc de conserver sur la région une fabrication essentielle dans la composition de la grue. Mais on ferme quand même une usine, ce qui constituera à terme un handicap irréversible. « Vu notre niveau d’activité actuelle, nous avons une usine de trop » nous dit et nous répète la direction.

La CFDT lui répond : aujourd’hui peut-être, mais quand l’activité reviendra à un meilleur niveau, est-ce qu’on rouvrira l’usine de La Clayette ? Evidemment non ! Cela traduit bien le fait que quel que soit le type de mesures décidé, que ce soit des mesures conjoncturelles comme les licenciements massifs de début 2009, ou que ce soit des réorganisations profondes comme celles que nous subissons actuellement, c’est toujours le court terme qui préside dans la décision, pour des raisons évidentes de rentabilité. Même si elle prétend avoir un projet industriel, la direction Manitowoc n’a pas de vue à long terme.

Voudrait-elle en avoir une, l’actionnaire ne lui en laisserait pas la liberté, lui qui pousse à la délocalisation, comme nous la subissons à Charlieu avec la perte de la gamme IGO, lui qui, au détriment de la qualité, incite à l’achat de composants dans les pays à bas coup, de plus en plus loin des usines françaises. Car nous ne y trompons pas, lors de la préparation de ce plan, d’autres études ont été faites et le maintien de l’activité industrielle en France a été posé. Si le danger d’une suppression pure et simple de l’ensemble des unités de production semble écarté dans un futur proche, on peut s’inquiéter à long terme quand on voit le peu de capacité d’initiative dont dispose notre direction.

Faire de Charlieu un "pôle d’excellence industrielle " ne se fera pas sans les crédits alloués avant la crise aux autres unités de production européennes qui ont toutes bénéficié de moyens conséquents pour se moderniser et se développer, alors que les conditions de travail sur nos sites français stagnaient, voire régressaient. Comment rattraper notre retard avec des budgets d’investissement fortement impactés par cette crise, alors que la période propice est derrière nous ?

Malgré tout ce qui s’est passé ces derniers mois, les salariés sont encore prêts à croire au projet qui est annoncé, mais beaucoup sont dans le doute. La direction prend aujourd’hui des engagements, mais on a vu dans un passé récent la valeur très relative que peuvent avoir ces engagements.

Ensemble, obligeons la direction Manitowoc à prendre réellement ses responsabilités, autant vis-à-vis des salariés de l’entreprise que vis-à-vis d’un territoire qu’elle n’hésite pas à abandonner après en avoir largement tiré profit.

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