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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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International : Burkina Faso, Marches contre la vie ch ?re !

Article mis en ligne le 16 mai 2008 par Webmestre  

Vie chère : Les marmites vides crient famine

En dépit de la “lettre confidentielle” du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Jérôme Bougouma, adressée aux organisations syndicales le 8 mai 2008, les exhortant à surseoir à leur préavis de grève, les travailleurs du public et du privé observent, depuis le mardi dernier, 72 heures de débrayage. La journée du 14 a été marquée par une marche qui a draîné des milliers de manifestants, couverts et ustensiles de cuisine en main, suivie d’un meeting à la Bourse du travail.

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La lettre du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Jérôme Bougouma, aux centrales syndicales en date du 8 mai 2008 est, selon celles-ci, “une lettre très confidentielle“, qui a été par la suite publiée abondamment par la presse. Cette correspondance invitait les organisations syndicales à suspendre le mot d’ordre de grève des 13, 14 et 15 de ce mois, jusqu’aux prochaines négociations en septembre prochain.

En réponse à cette lettre, le 9 mai, les syndicats ont été clairs : “Nous maintenons notre mot d’ordre de grève“. Hier donc, on était à la deuxième journée du lock-out consacré à la marche-meeting. C’est une marée humaine qui a pris le départ, à 9h devant la Bourse du travail de Ouagadougou pour suivre l’itinéraire suivant : avenue de la Nation - avenue Dimdolobsom - rue Tiendrébéogo- Didier, avenue de l’armée - avenue de la BCEAO.

Pendant deux heures, ils ont parcouru une distance d’environ 6 km avant de se retrouver à la Bourse du travail pour le meeting. Cette marche s’est singularisée des précédentes parce qu’elle a gagné en symbole : en effet, les marcheurs tenaient, entre autres, des sacs de riz vides, des casseroles, des plats, des cuillers, des marmites, des couvercles, des boîtes de tomate vides, des louches, des spatules qu’ils utilisaient comme des instruments de musique dans un bruit indescriptible. L’usage de ses objets s’explique par la volonté des grévistes de signifier au gouvernement que le peuple a faim.

Pour l’occasion, des slogans n’ont pas manqué : “Augmentation des prix du riz, de l’huile, du savon, du lait, ça suffit !” ; “La vie chère n’aura pas notre chair” ; “On a faim et soif“, “Viima ya kanga” qui veut dire que la vie est dure ; “A Tertius mana yellé“, pour accuser le Premier ministre, Tertius Zongo, d’être à la base de cette situation, etc.


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