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Publié le 17 avril 2007 par Webmestre
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GUEUGNON, r ?union publique de la campagne des l ?gislatives avec Fran ?ois Patriat

Article mis en ligne le 15 mai 2007 par Webmestre  


"Jacques, un homme de terrain."

François Patriat.

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« Vous êtes en pays de gauche ». C’est ainsi que Dominique Lotte a accueilli Jacques Rebillard, Jean Paul Drapier et François Patriat, président du Conseil Régional, venu leur apporter son soutien. Au passage, Dominique Lotte remercie les Gueugnonnais, habitants et militants, d’avoir apporté à 61,32% leurs voix à Ségolène Royal. Voter Jacques, c’est un choix politique, celui d’éviter la concentration des pouvoirs, mais aussi stratégique, pour que le développement de tout le territoire soit pris en compte et non seulement celui de Paray. « Jacques et Jean Paul sont nos candidats de cœur mais aussi de raison ».

Autoritarisme..., danger.

Le nouveau président, en cours d’installation, manifeste déjà la tentation de tout diriger. N’est-ce pas le premier ministre qui consulte, choisit les ministres ? Eh bien ! non ! maintenant, c’est le président. Certes, il a démissionné de son poste de président de l’UMP. Bravo ! Mais il est parti fermant la porte à un éventuel successeur, craignant, sans doute fort de son expérience, l’émergence d’un nouveau Nicolas Sarkozy. Il veut rétablir travail, autorité, mérite, morale, respect, comme si ces valeurs avaient disparu, alors qu’elles restent l’apanage de la plus grande majorité des français. Le risque de dévier vers un régime autoritaire n’est pas absent, alors que, déjà, l’espace de liberté s’est amenuisé. Vigilance donc, et présence d’une force de gauche la plus puissante possible. « C’est pourquoi je vous demande de m’accorder vos suffrages. Je vous le demande aussi pour continuer le travail réalisé sur le terrain », conclut Jacques Rebillard.

Un député sortant paraylysé.

Jean Paul Drapier, ensuite, rappelle l’importance d’avoir un député de terrain. Monsieur Nesme est resté collé à Paray, méconnaissant le reste du territoire. Il utilise le Pays, mais sans posséder les vertus territoriales, sans le souci d’un développement équilibré. Mobiliser les acteurs de terrain, partager la réflexion, il n’a pas su le faire, d’où l’absence de projets transversaux.

Et simplement pour tranquilliser une certaine presse, « craignant » que Bourbon soit passé à droite en 2007, Jean Paul compare les chiffres des dernières présidentielles de 2002 et 2007. En 2007 : Ségolène Royal a fait 15 voix de plus que Jospin. Donc, pas de quoi paniquer.

Jacques, un homme de terrain.

François Patriat, président du Conseil Régional, légitime sa venue, toute naturelle, car lui aussi revendique une forte poussée de gauche aux législatives. Il a côtoyé Jacques Rebillard pendant 5 ans à la Chambre. « Jacques est un travailleur infatigable, c’est quelqu’un d’honnête, d’une grande rigueur morale et financière ». L’ancien ministre se rappelle que lors de la mise en chantier des 35 heures, Jacques lui avait confié que cela le tracassait. « Élisez Jacques, vous aurez un député travailleur, qui aura un vrai souci du territoire, doté de grandes qualités humaines ». D’ailleurs, quand Jacques a été élu, il y a 3 ans à la Région, son président lui avait donné pour mission de retrouver son poste de député.

Travailler mieux pour travailler tous.

Le président du Conseil Régional démonta sans complaisance les tours de magie de l’illusionniste Sarkozy.

Sarkozy a gagné. Il est le président légitime. Sa victoire est culturelle, avant tout. Il a réussi à décomplexer la droite, reprenant les thèmes extrémistes, avec des mots édulcorés. Aussi grave, il a renversé la conscience de classe, faisant admettre que l’actionnaire doit gagner plus, que l’adversaire ce n’est pas ledit actionnaire, mais c’est celui qui ne travaille pas, qu’on montre du doigt, le chômeur, le sans-papiers.

Il a fait oublier, Nicolas Sarkozy, tous les abandons de l’état : abandon de l’école, avec ses fermetures, abandon de la santé, avec l’arrêt des crédits d’état pour la mise aux normes des maisons de retraite, abandon industriel, avec les délocalisations, abandon des collectivités, abandon des logements. La liste des abandons est longue. Et qui agit, qui paie ? les collectivités bien sûr. Un ou deux exemples parmi l’éventail cité. C’est la Région qui est allé trouver le président de Mital pour obtenir des garanties lors de la fusion d’Arcelor. C’est la Région qui est intervenu à chaque fois, apportant une manne substantielle, pour pallier les délocalisations. L’état retire de plus en plus ses moyens financiers, obligeant les collectivités à se substituer à lui.

Quelques réponses au public.

• Sur l’attitude vis-à-vis de l’autre candidat de gauche et celui du centre : Nous ne souhaitons pas polémiquer, par respect pour leurs électeurs.

• Sur le désengagement de l’état auprès de Voies Navigables Françaises : l’état considère que les voies navigables n’ont plus qu’un intérêt touristique et se désengage, gardant seulement les questions de sécurité. Mais, si la Région accepte de prendre les voies navigables en charge, l’état abondera à la même hauteur que la région. Le président de la Région veut bien expérimenter cette proposition, mais se refuse à prendre en charge le personnel.

• Sur la voie ferrée Gueugnon-Digoin : le Conseil Régional a fait faire l’étude, comme il s’y était engagé.

• Sur la RCEA : le député sortant en avait fait une priorité, financée en totalité par l’état. Il faut réactiver le dossier, mettre l’état en face de ses devoirs, alors que l’état demande, encore, toujours, aux collectivités de financer.

• Sur le développement durable : c’est la Région qui s’est attelée à ce problème, avec son plan climat, la recherche d’économies d’énergie.

• Sur les enfants handicapés : là encore la décentralisation rend plus réactif. Mais il faut que l’état mette les moyens financiers.

• Sur la Mission locale : elle fait du bon travail. Mais l’état l’étrangle, en retirant le personnel mis à disposition.

• Sur le marché au cadran à Gueugnon : cette ville a d’autres possibilités de développement. Il ne faut pas concurrencer Saint Christophe car ce serait aller à l’encontre de l’aménagement du territoire.

À François Patriat le mot de la fin. Méfiance face aux trouvailles de l’état. Les pôles d’excellence rurale, ce sont des mots, mais sans finances. La Région fait beaucoup pour le développement. En 3 ans la Bourgogne a perdu 8 000 emplois industriels, mais elle en a créé 8 000 dans les services et 2 000 dans le bâtiment. La Région ne saupoudre pas de l’argent aux entreprises. Elle demande aux chefs d’entreprises qui veulent partir ou s’installer : « de quoi avez-vous besoin ? » Ainsi, pour attirer un centre technique-auto à Dijon, la Région a financé la formation des futurs ouvriers.

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GUEUGNON,

réunion publique de la campagne des législatives

Lundi 14 mai GUEUGNON : LE FOYER

Nous aurons la participation de :

François Patriat à Gueugnon

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à 20 H 30

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