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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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En France 91% de la population active.

Article mis en ligne le 4 septembre 2008 par Webmestre  

La France comptait près de 16 millions de salariés actifs en l’an 2000 dans le seul secteur privé (près de 21 millions en incluant le secteur public) contre moins de 3 millions vers 1900.

Dans le même temps, on est passé de trois lois fondamentales et 80 décrets, essentiellement sur la durée du travail, à plus de 1000 lois et 8000 décrets touchant à toutes les questions du travail salarié. Cette réglementation ne s’est pas développée de façon linéaire, encore moins automatique ; elle est le fruit de luttes sociales, de grèves et de mobilisations collectives. En ce début de vingt et unième siècle, ces succès demeurent fragiles, menacés par de nouvelles offensives libérales sous la houlette du Mouvement des entreprises de France (Medef), pour en revenir au dix neuvième siècle.

En 1983, il y avait 17,7 millions de salariés sur une population active occupée de 21,4 millions. En 2005, à peine plus de vingt ans après, et en dépit du chômage de masse, de la précarité croissante et des pressions multiples, il y a 22,2 millions de salariés sur une population active occupée de près de 25 millions. C’est le règne quasi absolu du salariat.

En effet, ce n’est pas seulement le nombre de salariés qui a augmenté mais, bien plus significativement, leur proportion dans la population active occupée : alors qu’en 1945 ils ne représentaient que 60% de l’ensemble, ce pourcentage a aujourd’hui atteint le chiffre écrasant de 91% contre 85% en 1982 et 89% en 2000.

Au travers de cette extension continue, c’est la quasi-totalité de l’activité du pays qui est concernée. La place des salariés par rapport aux autres catégories comme la paysannerie, les commerçants et artisans, les professions libérales ou les « travailleurs indépendants » ne se discute même plus. Auparavant, l’ « indépendance », réelle ou supposée, des uns, l’activité individualisée des autres, la possession de la « terre » ou de la « boutique » déterminaient encore une forme relativement importante d’intérêts spécifiques et de consciences différentes - on évoquait même des « alliances » entre couches distinctes de la population active. Aujourd’hui, pourquoi parlerait-on de « front de classes » ?

Il n’y a plus qu’une classe majoritaire de salariés.

Parmi les actifs occupés, 91% sont donc dépendants du « moule » salarial , c’est-à-dire de la relation de travail légale et conventionnelle qui l’accompagne, mais aussi les jeunes, les chômeurs et les retraités :

-   Les jeunes sont des « salariés en formation » ;

-   Les chômeurs sont des salariés temporairement privés d’emploi. Ce ne sont pas des « assistés » contrairement à ce que d’indécentes campagnes voudraient faire croire : ce sont des ayants droit qui ont cotisé à une assurance volontaire et qui, licenciés contre leur gré, reçoivent leur dû et non une aumône. Cette assurance, ils l’ont payé sur leurs salaires. Dirait-on d’un particulier remboursé par son assurance d’un sinistre dans son appartement qu’il est assisté ?

-   Les retraités ne touchent pas une allocation publique au titre de la solidarité nationale envers les personnes âgées, mais des pensions financées par des cotisations versées par les salariés actifs et les employeurs.

Gérard Filoche

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