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En Alsace, Royal en phase ?d’ ?coute ?
Pr ?s de Strasbourg, 1 500 personnes ont assist ? ? son premier ?d ?bat participatif ?.

Article mis en ligne le 22 décembre 2006 par Webmestre  

« D ébats participatifs », première.

A cinq mois du premier tour de l’élection présidentielle, Ségolène Royal a lancé hier soir la phase « d’écoute » de sa campagne, qui devra nourrir son discours dans la dernière ligne droite de la course à l’Elysée. Cela s’est passé à Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin), ville de gauche de la banlieue sud de Strasbourg, elle-même capitale de droite de la seule région métropolitaine de droite.

Halte-garderie. « Ce soir, on essuie les plâtres. On est dans du neuf, donc on est dans du risque », prévenait avant le meeting le sénateur Roland Ries, ex-maire PS de Strasbourg et président du comité de soutien à Royal (la fédération du Bas-Rhin avait voté à 54,74 % en sa faveur lors de la primaire du PS). Une « organisation commando » a été mise en place pour régler la soirée dans les moindres détails, dont l’installation d’une halte-garderie. Il a fallu trouver une salle, un gymnase d’Illkirch, « dont la géographie correspond au choix politique » d’une candidate qui ne veut « pas de fossé entre elle et la salle ». Exit donc scènes et tribunes, place à un terrain « à plat » pour mettre Royal « au même niveau » que le public.

La capacité de la salle annoncée est de 1500 personnes. Elle est archicomble quand Ségolène Royal y pénètre sur fond de rythmes techno-rock, vêtue d’une robe noire et de sa traditionnelle veste blanche. Elle salue, debout toute seule au milieu d’un public assis, rangé en cercle autour d’elle. Un dispositif panoptique sans rien de carcéral, puisque les gens sont là pour « participer ». Cela démarre par des témoignages locaux et nationaux : un syndicaliste d’Alstom, le président d’une association de chômeurs, une jeune dirigeante d’entreprise, le président d’Emmaüs, Martin Hirsch, la philosophe du travail Dominique Méda.

Souffrance.

Les questions du public ensuite partent un peu dans tous les sens (le tiers-monde, la délinquance en col blanc, la fermeture de la centrale de Fessenheim), et sont assez loin du thème du jour : l’emploi. Jacques Bigot, le maire PS d’Illkirch, joue à monsieur Loyal tandis que Jean-Marc Ayrault et Henri Emmanuelli, qui accompagnent la candidate, répondent à quelques questions du public. Ségolène Royal écoute et griffonne des notes, assise au premier rang. Après plus d’une heure de débat, son temps de parole ne s’élève qu’à cinq minutes, le temps de dénoncer, sans les nommer, Nicolas Sarkozy et ses partisans « qui découvrent qu’il y a une France qui souffre, alors que, si elle souffre, c’est de leur faute, c’est parce qu’ils l’ont abandonnée ».

A trente minutes de la fin, le meeting prend une tournure plus classique. Debout derrière un pupitre, Royal encourage le public à multiplier les « débats participatifs » de toutes tailles durant la campagne.

Elle parle de « la France qui se bat et qui se relève », parce qu’ « il n’y a pas de fatalité ». Faisant référence au plan social prévu à l’usine Suchard de Strasbourg, qu’elle a visitée en fin d’après-midi, elle dénonce les « licenciements de confort », « inciviques ». Elle défend le rôle de « la puissance publique pour mettre la France de l’emploi en mouvement » et promet qu’un de ses « premiers axes d’action » sera l’emploi des jeunes diplômés ou qualifiés.

« C’est un objectif national que je fixerai aux entreprises », assure la candidate.

Une dernière promesse : créer rapidement 500 000 emplois tremplins.

« Libération » Par Thomas CALINON

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