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D ?bat participatif du MJS 71 et des JRG 71 ? Les jeunes prennent la parole ! ?

Article mis en ligne le 11 février 2007 par Webmestre  

Thème : jeunesse et enseignement supérieur Pour ce premier débat participatif organisé par des jeunes militants de gauche au Creusot, en Saôneet- Loire, samedi 27 janvier, le résultat est satisfaisant. A force d’actions de tractage, nous avons réussi a attirer environ 35 jeunes (âgés de 15 à 27 ans et dont la majorité nous étaient inconnus) qui ont fait le choix de braver le mauvais temps pour passer leur samedi après-midi à débattre plutôt qu’à se détendre ou à profiter des derniers jours de soldes. Le déroulement de la rencontre s’est passé de la meilleure manière qui soit puisque tous les participants ou presque ont pris au moins une fois la parole. Parmi ceux qui paraissaient les plus timides au début, certains sont même devenus les plus prolixes au fur et à mesure que le débat avançait.

Ce samedi, les jeunes ont donc vraiment pris la parole. Synthèse des échanges La question de l’orientation a constitué la plus grande partie de la discussion. Pour les jeunes présents, celle-ci devrait faire l’objet d’information, par le biais des salons et autres forums, beaucoup plus tôt qu’elle ne l’est actuellement. « Souvent, il est trop tard pour s’inscrire ou déposer un dossier dans la filière souhaitée et il ne reste que l’inscription à la fac », explique une jeune étudiante.

Une plus grande présence des professionnels, associés aux enseignants, est également souhaitable pour rendre moins abstrait le monde du travail (« il faut nous expliquer plus concrètement ce que sont les métiers ») et éviter de se tromper dans les choix parfois cruciaux que l’on fait au lycée. Les témoignages apportés soulignent le manque d’acteurs sociaux (conseillers d’orientation, assistantes sociales...) dans les établissements scolaires, ce qui nuit évidemment à la connaissance des particularités des élèves. « Je me souviens de l’entretien que j’ai eu avec la conseillère d’orientation en terminale », confie un participant. « Comme elle ne me connaissait personnellement, elle a donné une opinion uniquement en regardant mes bulletins scolaires. Pour elle, il ne fallait pas que j’aille à la fac mais en BTS. J’ai décidé d’y aller quand même car j’avais un réel projet professionnel dans l’enseignement... que j’ai finalement réussi à accomplir ! »

Les quelques collégiens en 3e professionnelle présents ont ensuite expliqué la manière dont ils découvrent le monde du travail, par des stages durant l’année. « Pour nous, il y a trois stages d’une semaine chacun mais pour les 3e générale, il n’y a que trois jours dans une entreprise », précisentils. La question de l’importance de l’obtention du permis de conduire, essentiel dans les espaces où les transports en commun sont peu nombreux, et dans une moindre mesure du bafa, pour l’entrée dans la vie professionnelle a également été évoquée. Un problème particulier a été soulevé. Après deux échecs consécutifs à l’examen du baccalauréat, il est nécessaire de repasser certaines matières (notamment scientifiques en section littéraire), pourtant déjà validées. Alors pourquoi diminuer les chances du lycéen avec des enseignements abandonnés en cours depuis plusieurs années ? Des échanges ont ensuite porté sur la condition de vie des étudiants et en premier lieu des problèmes financiers et de logement, qui touchent de plein fouet la population étudiante. Certains jeunes s’interdisent de faire des études pour ces raisons. Et ceux qui mènent de front études et travail ont, en général, plus de mal à réussir à l’université, les classes prépas étant quand à elles incompatibles avec une activité professionnelle.

Sur la question des sites universitaires décentralisés comme le Centre Condorcet, au Creusot, les étudiants présents ont souligné l’intérêt de l’enseignement plus individualisé qu’ils dispensent. Toutefois, l’absence de filières complètes est préjudiciable à la constitution d’associations qui animent la vie de l’université et portent la voix des étudiants. De plus, les problèmes d’éclatement des différents lieux réservés aux étudiants posent problème. « Au Creusot, les transports en commun ne sont pas suffisants pour assurer les déplacements entre le site où ont lieu les cours et le restaurant universitaire, distants d’environ une demi-heure à pied. A midi, nous ne pouvons donc pas aller manger la bas. »

Enfin, la dernière question soulevée a concerné l’apprentissage des langues étrangères et l’ouverture sur le monde. Partant du constat que les jeunes Français ont souvent des difficultés dans ce domaine, les participants ont souligné l’insuffisance de l’oral dans l’apprentissage des langues vivantes. « Lorsqu’on est trente dans une classe, en une heure de cours, chaque élève peut, en moyenne et dans le meilleur des cas, parler 2 minutes. C’est trop peu. »

Les propositions

De ce débat participatif, nous avons retenu un certain nombre de propositions concrètes. Les « cours d’orientation » : en seconde ou en première, une heure par semaine, avec des intervenants du monde professionnel et animés par un conseiller d’orientation. Cette heure de cours, sur les sites scolaires, permettra à ce dernier de connaître réellement les élèves qu’il doit conseiller. Ceux-ci, de leur côté, seront mieux informés sur les possibilités, aussi nombreuses que méconnues à l’heure actuelle, qui s’offrent à eux. De même, les lycéens pourront avoir la possibilité de suivre en auditeur libre des cours à l’université pendant leurs vacances (notamment Toussaint), les moyens matériels leur étant mis à disposition (hébergement, transport). La question du décalage entre majorité juridique et âge de l’orientation post-bac devra être posée. La généralisation des stages de découverte professionnelle. Jusqu’ici réservées aux troisièmes professionnelles, les trois semaines de stages devraient être étendues à toutes les classes de troisième, avec une sensibilisation possible dès la classe de quatrième.

L’aide au passage du permis de conduire. Cette proposition consiste à associer les lycées aux autoécoles afin que les élèves issus des milieux les moins favorisés, puissent y passer le code sur le même principe que le BSR passé au collège. L’allocation d’autonomie. Nous réaffirmons notre attachement à cette propositions portée depuis longtemps par le MJS afin de favoriser l’égalité de chances. Par ailleurs, nous demandons une amélioration des critères d’obtention des bourses et de leur gestion. La date de versement étant trop souvent fluctuante (du début à la fin du mois), des jeunes se retrouvent régulièrement en position financière délicate dans la gestion de leur revenus. L’accès à la santé doit être garanti, notamment par la gratuité des examens médicaux et de la contraception. Le développement de filières complètes dans les sites universitaires décentralisés. Au Creusot par exemple, ville qui dispose déjà de belles infrastructures sportives, il suffirait de quelques moyens financiers supplémentaires pour pouvoir accueillir l’intégralité de la filière staps tout en favorisant les facilités d’échanges avec les universités mères en tant qu’ouverture sur le monde. A l’échelle nationale, de telles mesures prises dans tous les sites décentralisés permettraient de donner une dynamique supplémentaire à des villes moyennes. Celles-ci pourront notamment développer leur réseau de transport en commun, se plaçant ainsi à l’avant-garde des bouleversements des transports liés la révolution écologique que nous allons connaître prochainement..

Une réforme de l’apprentissage des langues étrangères. Plus de moyens pour des classes de langues étrangères qui n’excèdent jamais les 15 élèves, avec de nouvelles méthode plus vivantes et associant davantage les outils multimédias et privilégiant l’oral. La création d’un service public de l’échange linguistique pour favoriser, pour tous, les séjours à l’étranger qui, comme chacun le sait, reste le meilleur moyen d’apprendre une langue étrangère. Un impératif dans le monde actuel.

L’équipe militante Ce débat participatif a été organisé par le Mouvement des Jeunes Socialistes de Saône-et-Loire, groupes du Creusot (responsable : Jérémy Pinto), de Montceau-les-Mines (responsable : Blandine Guignier) et d’Autun (responsable : François Lassave), en collaboration avec les Jeunes Radicaux de Gauche de Saône-et-Loire (responsable : Tristan Bathiard). Présentation du projet socialiste sur l’éducation : Jérôme Pacaud, président du MJS 71

Animation : Blandine Guignier, Tristan Bathiard et Bruno Cicciu, secrétaire du MJS 71

Rapporteurs : Jérôme Pacaud et Bruno Cicciu

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