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Claudette Brunet-Lechenault pr ?cise sa position et son discours du Congr

Article mis en ligne le 23 octobre 2006 par Webmestre  

En qualité de présidente de la fédération départementale des Radicaux de gauche, Mme Claudette Brunet-Lechenault tient à exprimer sa satisfaction à la suite de la décision prise par le congrès extraordinaire du mouvement de soutenir dès le premier tour le candidat ou la candidate du Parti socialiste.

Pour elle, ce ralliement implique le respect des accords au niveau des législatives (36 circonscriptions réservées au PRG), la prise en compte des positions du parti radical dans l’élaboration du programme de gouvernement socialiste et la présence forte des radicaux dans la campagne présidentielle.

(JPG)
Mme Claudette Brunet-Lechenault

De la part de Claudette Brunet Léchenault

Pour diffusion discours du Congrès

Mes Chers Amis,

La plupart des intervenants hier ont bien posé le débat.

Nous sommes aujourd’hui confrontés à des sentiments contradictoires, entre la peur d’un 21 avril bis et notre volonté que notre parti existe sur la scène politique et soit respecté de ses alliés socialistes.

Notre choix aujourd’hui est très difficile, probablement pour la première fois : nous ne sommes pas en 1981, ni en 2002.

Jamais la Gauche n’a eu autant besoin des valeurs radicales que nous portons, et jamais la Gauche n’a eu, autant, l’ardente obligation de se rassembler pour gagner.

Notre message doit être entendu, de quelque manière que ce soit.

J’ai écouté, comme certains d’entre vous, le débat télévisé des trois candidats du Parti Socialiste.

Oui, ce débat a le mérite d’exister, et c’est tout à l’honneur du Parti Socialiste de l’avoir accepté.

Nous devons tenir compte aussi que la télévision nous a habitués au zapping et à la Star Academy. Mais franchement ils n’ont pas été passionnants, ni l’une, ni les autres : debout pendant deux longues heures, attentifs à ne pas heurter, soucieux cependant de trancher par rapport aux deux autres, chaque candidat a effectué une prestation académique.

Où est leur passion pour la France ? Nous la verrons peut être dans la suite des débats.

Prenez le temps mes amis de lire le programme de notre Parti, sur les nécessaires réformes économiques, fiscales, vous serez peut-être surpris d’y trouver une pensée, une réflexion novatrices, une audace économique que nous n’avons trouvées chez aucun des candidats socialises.

Et puis, disons le haut et fort : non, l’économie ne se limite pas à la grande entreprise. Ségolène Royal a certes, cité la micro-entreprise, l’économie sociale et solidaire chère à notre ami Jeantet.

Mais pas un des candidats n’a prononcé le mot artisanat, comme le dit la belle publicité : la plus grande entreprise de France, qui embauche et mieux - cherche à embaucher.

Pas un des candidats n’a prononcé les mots de TPE, PME alors que là réside un gisement d’emplois, très peu touché par les délocalisations, contrairement aux grandes entreprises.

Les patrons de TPE et de PME s’investissent beaucoup dans leur entreprise, affectivement attachés au lieu où ils vivent, à leur ville, à leur terroir.

Nous Radicaux, pensons qu’il faut miser sur l’artisanat, les TPE, les PME, les aider pour la gestion, pour l’exportation quand ils se regroupent, et pour l’innovation, la technologie et la recherche, trois secteurs-clés pour l’avenir, et aidés par les crédits européens.

Pour cela, reprenons une idée évoquée cette semaine au Comité des Régions à Bruxelles : proposons la création de centres d’information et d’animation technologique en relation avec l’Anvar pour les aider à innover.

Ce pourrait être des centres régionaux. Ce serait plus efficace que l’agence que Chirac a crée, presque réservée aux grands laboratoires.

En matière économique nous nous différencions de la plupart des socialistes nous l’avons vu pour les 35 h : si les socialistes avaient écouté les Radicaux au moment du vote de la loi, ils auraient certes installé les 35 h qui ont été bénéfiques pour les cadres, les grandes entreprises, mais ils auraient pris le temps de négocier branche par branche et auraient adapté la loi aux réalités.

Je me souviens de Michel Crépeau dans un congrès, attirant l’attention du gouvernement sur les difficultés de la mise en place des 35 h et interpellant notre ami Emile Zuccarelli, alors ministre de la fonction publique et lui disant : « Eh bien Emile, je te souhaite bien du plaisir pour mettre les 35 h à l’hôpital ! ».

Au lieu d’une loi péremptoire les Radicaux proposaient la consultation, l’écoute, le dialogue, la négociation. On n’a pas voulu les écouter.

Nous avons des messages forts à porter, les propositions à faire sur :

-  la mixité sociale et le logement

-  la formation continue effective tout au long de la vie

-  pour responsabiliser les citoyens

Il faut probablement réfléchir à plusieurs questions : vote obligatoire ? vote blanc ?

Le vote et l’impôt étant les piliers de la citoyenneté.

Par ailleurs il serait nécessaire d’instaurer une épreuve obligatoire d’instruction civique à tous les baccalauréats. Non ce n’est pas ringard et c’est tellement nécessaire.

A 18 ans, les jeunes doivent voter, censés connaître l’organisation de la vie politique et institutionnelle, le rôle des élus nationaux, locaux.

Ils doivent comprendre leur nécessaire implication dans la société.

Tout ce que leurs parents, parfois souvent, hélas, ne connaissent pas.

Ils ne la connaissent plus parce que c’est devenu compliqué, parce que le millefeuille institutionnel français est compliqué.

-  Cette dernière décennie n’a vu que des lois qui complexifiaient alors que les citoyens ont besoin de simplification, de clarification et de visibilité du rôle de l’Etat et des collectivités locales.

-  Nous avons besoin d’une décentralisation qui ne soit pas utilisée par l’Etat comme un transfert de charges sur les collectivités parce que lui-même est étranglé financièrement, mais une véritable décentralisation accompagnée de son corollaire indispensable : la déconcentration et la réforme de l’Etat.

-  Oui à la participation des citoyens. Attention toutefois à ne pas tomber dans un angélisme sur la démocratie participative qui peut, si l’on n’y prend garde, confiner à la démagogie.

-  Oui, et notre Président est en désaccord avec moi sur ce point : oui à l’élection des délégués communautaires au suffrage universel direct avec le vote préférentiel sur les listes municipales, pour ne pas couper le cordon avec les communes d’origine. Il est bon que le jour où les citoyens votent pour les conseils municipaux, ils sachent qui les représentera à la Communauté de Communes ou la Communauté d’Agglomération.

-  Oui à une limitation des mandats, mais alors en y incluant les présidents de Communautés Urbaines, de Communautés d’Agglomérations, là où résident maintenant les vrais pouvoirs. (Si ce point n’a pas été pris en compte au moment de la loi, c’est parce qu’un ancien 1er Ministre était Président d’une Communauté Urbaine).

-  Oui à un véritable statut de l’élu (ce n’est pas mon ami Serge Nocodie qui travaille là-dessus depuis longtemps qui me contredira).

Il faut que ceux qui votent les lois n’oublient pas que tous les élus ne sont pas parlementaires et n’ont ni leurs indemnités, ni leurs moyens de fonctionnement.

Que l’exercice des mandats locaux, de plus en plus prenants en raison de la décentralisation, mérite d’être reconnu.

Notre Président, lorsqu’il était Secrétaire d’Etat aux collectivités locales, l’a initié.

Des mesures positives ont été prises par le Gouvernement Jospin sur la formation des élus, le fonctionnement des groupes politiques, les possibles indemnisations en termes d’absence dans l’entreprise.

Mais elles sont insuffisantes :

-  il faut donner des moyens de fonctionnement effectifs à tous les élus, y compris de l’opposition

-  aider le retour à l’emploi en négociant avec le patronat (le Medef était d’accord sur le principe), branche par branche et envisager une mutualisation des coûts impossibles à assumer pour les petites entreprises.

-  Faire que, lorsqu’on est élu, on ait droit à la sécurité sociale ! J’ai hélas personnellement été confrontée à ce problème il y a quelques années.

-  Oui à une revalorisation du Conseil Economique et Social qui doit devenir, comme l’avait proposé Jean François Hory, un véritable parlement social.

-  Oui, à une VIème république, que nous Radicaux, avons été les premiers à réclamer dès les années 90.

-  Oui à l’Europe

Pour ce faire, ne nous enfermons pas dans un seul dialogue avec les socialistes.

Attention à ne pas employer à la française le mot de libéral, dévoyé dans l’hexagone (contraire à ultra libéralisme).

Ecoutons, rencontrons ceux qui en Europe, comme nous Radicaux, cherchent à concilier l’économique et le social, à libérer les énergies, défendre les libertés individuelles et fondamentales, à construire une Europe politique, une Europe plus laïque, facteur de paix à l’intérieur de ses frontières. Mais aussi à l’extérieur, notamment au Moyen Orient, une Europe organisée pour faire pendant aux Etats-Unis, à la Chine et au Japon, qui tende la main aux pays du Maghreb.

L’Europe piétine, alors qu’elle doit aller vite pour relever ces défis.

Dans cet esprit je continuerai, à la demande de notre Président, s’il le souhaite, à représenter notre parti au siège de l’ELDR (European Liberals Democrats and Reformers) en tant qu’observateur. Je souhaite que nos jeunes Radicaux de Gauche, sollicités par le Lymec (les jeunes de l’ELDR) puissent faire de même.

Nous n’avons pas souhaité être adhérents à part entière, mais seulement observateurs, ce qui nous a paru une façon souple et ouverte d’envisager les relations, qui nous sortent du face à face avec les socialistes. Je dois rappeler à cet égard que Jean Michel Baylet a demandé, par deux fois, à l’Internationale Socialiste d’adhérer, il n’a jamais reçu de réponse.

Oui, les idées radicales sont indispensables à la gauche.

Notre Président nous a présenté l’état de ses négociations avec le Parti Socialiste.

Je ne sais quels points de note programme ont été retenus, quels engagements ont été pris par les socialistes sur notre place dans une campagne commune.

Ce qui est plus concret, ce sont les avancées incontestables obtenues pour les législatives qui peuvent, si elles tiennent, en cas de victoire, nous permettre de faire un groupe à l’Assemblée Nationale, indispensable pour notre visibilité.

Si, à titre personnel, je suis profondément déçue de ne pouvoir vous apporter une circonscription (ce qui, je crois aurait été possible cette fois-ci), je veux saluer le travail de l’équipe des négociateurs, en particulier celui d’Yvon Collin.

Je veux aussi me réjouir de l’augmentation du nombre de jeunes, de femmes candidats.

Je ne suis pas inquiète pour Christiane et Chantal. Je souhaite plein succès à Dominique, Sylvia et les autres nouvelles candidates. Succès à notre secrétaire générale Elisabeth qui, en labourant le terrain du Jura, pourra s’implanter.

Depuis qu’Yvon Collin, quand il fut Président, a introduit beaucoup de femmes au secrétariat national, notre parti, qui revient de loi sur ce point, s’est appliqué à leur donner plus de places.

Bien sûr, ce n’est pas suffisant : on le verra au moment des résultats.

Mais c’est un début.

Messieurs, vous dites parfois, que vous nous aimez : l’amour c’est bien, des preuves d’amour c’est mieux.

Sachez que nous ne voulons pas décorer, nous voulons militer avec vous, vous épauler si besoin est, mais nous attendons la même chose de vous. Nous voulons partager le pouvoir avec vous, y compris au plus haut niveau.

Est-ce normal que depuis Cécile Brunschvicg à ma connaissance, sauf Catherine Lalumière quand elle était socialiste (elle me pardonnera) est-il normal qu’il n’y ait jamais eu de ministre femme radicale ?

La réponse est évidemment non.

Alors oui, femmes de ce parti, nous revendiquons cela, aussi.

Le parti socialiste a prévu la parité au gouvernement, et bien chiche !

Je suis prête à suivre notre Président dans sa volonté de rassemblement dès le 1er tour.

Je souhaite toutefois, s’il s’avérait dans les deux mois qui viennent que les socialistes et leur candidat(e) ne respectaient ni l’accord, ni notre participation effective à la campagne présidentielle, ni notre programme, il faudrait alors se réserver la possibilité au 1er trimestre 2007 de prendre toute décision.

Ce serait alors une question de principe, mais surtout une question de dignité pour notre Parti.

Nous avons le talent de Christiane, qui porte haut nos couleurs, nous avons l’expérience politique du Président de notre Parti, nous avons des atouts non négligeables.

Une chose est sûre, rien ne serait pire que de désigner aujourd’hui une candidate qui serait obligée de renoncer en cours de route. Nous ne le méritons pas et je l’ai dit à Christiane elle-même la semaine dernière, je lui redis aujourd’hui avec une certaine émotion, elle ne mérite pas non plus d’exploser en plein vol, nous n’avons pas le droit de lui faire cela.

Sachons, dans une campagne qui sera longue, nous adapter si nécessaire.

N’oublions pas, nous qui sommes peut-être les plus sincères mitterrandiens de la gauche, n’oublions pas que parfois, il faut savoir « donner du temps au temps ».

Notre Président a su, dès le Congrès de Dijon du Parti Socialiste, proposer un rassemblement de la gauche autour du Parti Socialiste.

Il a depuis, inlassablement, avec ténacité, porté le même message.

Nous y sommes, presque, alors continuons, battons-nous, pour faire gagner la gauche.

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