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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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Christophe Sirugue a quelques bonnes raisons d’ ?tre m ?content de l’ ?tat..
Lors de la traditionnelle s ?ance du rapport d’activit ? des services de l’Etat au Conseil G ?n ?ral, le pr ?sident Christophe Sirugue , pr ?sident socialiste du Conseil G ?n ?ral de Sa ?ne et Loire, a pouss ? une grosse col ?re.

Article mis en ligne le 11 octobre 2006 par Webmestre  

Christophe Sirugue, président socialiste du Conseil Général, a quelques bonnes raisons d’être mécontents de l’état. L’action de la gauche dans le département est entravée par les charges nouvelles dont l’état se décharge sur elle, ce qui entrave le développement de ses politiques. Mardi, face à Madame la préfète, il dénonça un travestissement des chiffres du chômage : « J’entends, madame la préfète que le chômage serait à la baisse. Mais de quoi parle-t-on ? Si je ne prends que l’exemple de la Saône- et- Loire, vous nous annoncez un taux de chômage de 8% contre 9,8% l’an passé, baisse qui, je le signale ne permet pas, malgré tout, de retrouver le taux de chômage de 2002.

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Mais quelles en sont les vraies raisons ?

• d’abord un ralentissement de l’entrée des actifs sur le marché du travail : +20 000 en 2006 contre 100 000 en 2004,

• une augmentation des départs en retraite anticipée : 300 000 personnes en un peu plus de deux ans au plan national,

• une radiation massive de la part des services de l’ANPE : +11,5% en un an sur la Bourgogne,

• L’exclusion des chiffres du chômage de 54 000 titulaires de conventions de reclassement personnalisées.

• le fort recours aux emplois aidés dans le secteur non marchand qui explique en grande partie le haut niveau des offres d’emploi (plus de 2000 en Saône-et-Loire) ce qui est assez cocasse pour ceux qui fustigeaient les emplois de ce type sous le gouvernement Jospin,

• Le recul des offres en CDI au profit des CDD et un accroissement du recours à l’intérim dans notre département. 78% des postes ainsi crées sont en CDD (chiffres relevés par les propres services de l’état).

• Enfin une diminution des durées d’indemnisation pour les chômeurs qui provoque un basculement des demandeurs d’emplois vers le RMI...dont les bénéficiaires ne sont pas comptabilisés parmi les chômeurs. Pour la première fois depuis la création du dispositif du RMI, nous avons franchi la barre des 8 000 personnes en Saône-et-Loire. Ce chiffre doit nous interpeller tous !

Et d’embrayer sur le RMI où il eut des mots très durs : « Le coût pour la collectivité départementale poursuit son augmentation. En effet, la différence entre ce que l’état nous verse et ce que coûte le RMI à l’ensemble des départements français était de 500 M€ en 2004, de 840 M€ en 2005 et s’annonce aux alentours de 1,1 milliard d’euros en 2006 ! (5 M€ au 31 août pour notre département). Vous comprendrez que les départements de France, à l’unanimité, comme cela a été le cas lors de leur congrès de Reims la semaine dernière, poursuivent leur demande d’une compensation intégrale du RMI. Une demande d’autant plus pressante que les départements ont fait des efforts considérables pour permettre un retour à l’emploi des bénéficiaires du RMI, s’engageant dans la signature de Contrats d’Avenir proposés par l’état. Vous le savez, Madame la préfète, la Saône-et-Loire a été la première à s’engager dans ce dispositif en passant convention avec l’Etat. Le tableau comparatif sur tous les départements indique un pourcentage moyen de Rmistes en contrat d’avenir de 3,60%, alors qu’il est de 7,4% en Saône-et-Loire. En juin dernier, pour accroître encore notre effort, nous engagions le PARI (Programme d’Actions pour la Réussite de l’Insertion).

Mais voilà, et je pèse mes mots, les départements sont victimes d’une véritable escroquerie de la part de l’Etat. C’est en tout cas le terme utilisé à leur congrès de Reims. Nous venons en effet d’apprendre que le gouvernement avait décidé que les Contrats d’Avenir ne seraient plus identifiés comme relevant des politiques d’insertion, mais relevant des politiques de retour à l’emploi. La nuance a toute son importance, car s’il s’agit d’insertion, le surcoût de ces contrats (850 € par bénéficiaire du RMI et par an) doit être compensé par l’Etat. Mais s’il s’agit de retour à l’emploi, il s’agit alors d’une opération volontaire des départements ne pouvant donner lieu à compensation financière de la part de l’Etat ! Le comble, c’est finalement les bons élèves qui sont sanctionnés. L’Etat a-t-il encore une parole madame la préfète ? »...

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Propos recueillis par Jean-pierre Laveder.


Sur le WEB : http://www.christophesirugue.com/
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