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Christiane Taubira d ?fend sa loi

Article mis en ligne le 10 mai 2006 par Webmestre  

L’ancienne candidate à la présidentielle réagit dimanche à la lettre envoyée par 40 députés UMP à Jacques Chirac, lui demandant d’abroger un article de sa loi sur l’enseignement de l’esclavage, au nom d’« un parallélisme des formes et par soucis d’égalité de traitement » après la suppression de l’article sur les aspects positifs de la colonisation.

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« Je ne comprends pas les polémiques sur les tragédies humaines. Mon combat n’est pas pour dire que les Blancs étaient méchants et les Noirs étaient bons ». La députée PRG Christiane Taubira prend la défense de sa loi, dans un entretien au Journal du Dimanche. Alors que la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage sera célébrée pour la première fois mercredi, une date choisie par Jacques Chirac en référence à l’adoption définitive par le Parlement du texte le 10 mai 2001, la lettre envoyée au président de la République par 40 députés UMP fait désordre. Celle-ci vise à abroger un article de cette loi Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité, portant sur l’enseignement de cette période de l’histoire. Au nom d’« un parallélisme des formes et soucis d’égalité de traitement » après la suppression de l’article sur les aspects positifs de la colonisation. Ces élus de la majorité, avec à leur tête le député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca, déplorent en effet le déclassement de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui évoquait notamment à travers le rôle positif de la colonisation française. Cet article avait été retiré sur intervention de Jacques Chirac après de longues semaines de polémique.

« Incompréhension » de Léon Bertrand

« Ces pratiques sont insupportables, quelle que soit l’époque et quelles que soient les personnes qui s’y sont adonnées. Dans tous mes écrits, je parle de la traite arabe, des intermédiaires africains », explique la députée guyanaise. « Je me suis fait insulter par des Africains qui m’accusaient d’écrire une contre-histoire. Aujourd’hui, c’est apaisé. Je ne peux pas absoudre ceux qui ont contribué à l’esclavage tout en étant africains car ce serait condamner à nouveau ceux qui en ont été les victimes », ajoute-t-elle. Egalement originaire de Guyane, le ministre du Tourisme Léon Bertrand n’a pas caché son « incompréhension l’égard de certains de ses collègues » devant cette initiative. Et « regrette que sous le couvert d’un parallélisme des formes, certains puissent demander l’abrogation de l’article 2 de la loi Taubira, en oubliant que ce qui importe le plus aujourd’hui, c’est de trouver dans ces questions de mémoire, une identité de fond, qui permettent à la société française d’avancer d’un même pas, en acceptant toute son histoire ».

Pour le PS, l’UMP « persiste dans la provocation »

De son côté, le secrétaire national du PS à l’Outre-mer Victorin Lurel « dénonce solennellement les nouvelles tentations de révisionnisme historique de l’UMP qui persiste dans la provocation en demandant aujourd’hui l’abrogation de la loi du 21 mai 2001 ». Le député socialiste de Guadeloupe estime que « cette réitération des attaques à la dignité des Français, notamment ceux originaires de l’Outre-mer, dévoilent le vrai visage de l’UMP : loin des discours lénifiants de sa direction, les parlementaires UMP ont bel et bien la nostalgie de la France coloniale et esclavagiste ».

L’ancienne candidate à la présidentielle réagit dimanche à la lettre envoyée par 40 députés UMP à Jacques Chirac, lui demandant d’abroger un article de sa loi sur l’enseignement de l’esclavage, au nom d’« un parallélisme des formes et par soucis d’égalité de traitement » après la suppression de l’article sur les aspects positifs de la colonisation.

« Je ne comprends pas les polémiques sur les tragédies humaines. Mon combat n’est pas pour dire que les Blancs étaient méchants et les Noirs étaient bons ». La députée PRG Christiane Taubira prend la défense de sa loi, dans un entretien au Journal du Dimanche. Alors que la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage sera célébrée pour la première fois mercredi, une date choisie par Jacques Chirac en référence à l’adoption définitive par le Parlement du texte le 10 mai 2001, la lettre envoyée au président de la République par 40 députés UMP fait désordre. Celle-ci vise à abroger un article de cette loi Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité, portant sur l’enseignement de cette période de l’histoire. Au nom d’« un parallélisme des formes et soucis d’égalité de traitement » après la suppression de l’article sur les aspects positifs de la colonisation. Ces élus de la majorité, avec à leur tête le député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca, déplorent en effet le déclassement de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui évoquait notamment à travers le rôle positif de la colonisation française. Cet article avait été retiré sur intervention de Jacques Chirac après de longues semaines de polémique.


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