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Publié le 5 novembre 2006 par Webmestre
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Campagne pour l’investiture au PS : Plus de 300 militants socialistes passionn ?s par le d ?bat f ?d ?ral

Article mis en ligne le 12 novembre 2006 par Webmestre  

Les porte-parole des candidats en compagnie de Jérôme Durain, premier secrétaire fédérale

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La tribune du ps 71

Ancrage à gauche, renouvellement, pragmatisme social-démocrate : T. Thévenoud, A. Montebourg et C. Sirugue ont tour à tour porté la parole de leur candidat, hier soir, lors du débat fédéral socialiste.

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Chacun dans son rôle. Hier soir, à Saint-Rémy, lors du débat fédéral entre les représentants des trois candidats à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle, Thomas Thévenoud, Arnaud Montebourg et Christophe Sirugue ont repris à leur compte les choix politiques et stratégiques de leurs leaders. Thomas Thévenoud a défendu la ligne très à gauche de Laurent Fabius, Arnaud Montebourg a porté le message de renouvellement de Ségolène Royal, et Christophe Sirugue a soutenu le réalisme social-démocrate de Dominique Strauss-Kahn. Plus de 300 militants ont entendu leur message.

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les militants

Thomas Thévenoud, premier adjoint au maire de Montceau, est intervenu le premier. Il a insisté sur le « devoir de victoire » en 2007, et présenté plusieurs propositions concrètes de Laurent Fabius, qualifié de « candidat du pouvoir d’achat » : augmentation du SMIC de 100 euros dès le lendemain de l’élection, construction de 12 000 logements par an, instauration dès septembre 2007 d’une République parlementaire nouvelle par référendum, nomination d’un numéro deux du gouvernement en charge de l’écologie et du développement durable. « Le projet de Laurent Fabius est un projet solidaire, républicain, laïc, internationaliste » a-t-il martelé. L’adjoint de Didier Mathus a exhorté les militants à « tenir compte du message antilibéral du 29 mai 2004 » avant d’évoquer la voie choisie par l’ancien premier ministre, celle du rassemblement de la gauche. « Nous devons rassembler pour gagner, et redevenir le parti des ouvriers, des employés, des classes moyennes » a-t-il conclu.

Arnaud Montebourg, qui lui succédait à la tribune, a présenté Ségolène Royal comme la seule « ayant tiré les leçons du 21 avril 2002 ». « Son travail a consisté depuis un an à reprendre ce que nous avions délégué à d’autres, les questions d’environnement, de syndicalisme de masse [.] Quand elle parle de l’ordre juste, ce n’est pas qu’un slogan, c’est une manière de définir l’identité du socialisme, on ne peut pas faire l’autruche sur les questions de sécurité ». Le député de la Bresse a affirmé que Ségolène Royal est « la candidate la plus intéressante pour la gauche, parce qu’elle s’attaque aux structures, en construsiant les outils de la réussite ». Il a défendu ses déclarations sur les « jurés citoyens » - « une idée socialiste inventée au XIXème siècle »- et vanté la démocratie participative, « car nous avons besoin de nous appuyer sur la société pour réussir ». « Ségolène Royal instaure une nouvelle donne, en réconciliant les deux gauches, étatiste et mouvementiste, et en assurant la crédibilité du renouvellement. Si nous reprenons ceux qui nous ont menés là où nous en sommes, nous pourrons passer notre tour » a-t-il conclu.

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Montebourg

Extrait de l’intervention de Montebourg (mini film)

"... elle est la seule à s’attaquer aux structures ...."

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Extrait de l’intervention de Montebourg


Restait à Christophe Sirugue à porter la parole sociale-démocrate de Dominique Strauss-Kahn. Il appuya sa démonstration sur le besoin de durer une fois parvenu aux affaires, et de mettre en cohérence les promesses et les actes. « Pour durer, il faut respecter la parole donnée, avoir du courage politique et appliquer les mesures à mettre en place, ce qui implique de maîtriser l’Économie » déclara-t-il. Le président du Conseil général évoqua plusieurs propositions de DSK (modulation de l’impôt sur les sociétés pour favoriser les CDI, sécurisation des parcours professionnels, service public de la petite enfance etc...), insistant sur la nécessité de placer « le social, la réduction des inégalités, le logement, au cœur de nos préoccupations ». Mais il défendit aussi la vision pragmatique de l’ancien ministre, exhortant à cesser de pratiquer le grand écart « entre les promesses quasi révolutionnaires et les actes à peine réformistes ». « Nous devons partir d’un idéal pour aller vers le réalisable, avec le social comme objectif, la démocratie comme méthode, l’économie comme moyen et l’environnement comme règle » conclut-il.

Un débat s’est ensuite instauré avec la salle. Les adhérents du PS seront appellés à désigner leur candidat(e) le 16 novembre (et le 23 en cas de second tour), lors d’un vote dans les sections, de 16h à 22h.

J-Ph. Chapelon JSL

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