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Publié le 21 janvier 2007 par Webmestre
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Bonne nouvelle pour les ultra-riches : le Fmic* a explos ? en 2006 :

Article mis en ligne le 11 octobre 2007 par Webmestre  

Tandis que le patrimoine des 500 plus grandes fortunes françaises a augmenté de 40% en une année, le pouvoir d’achat des commerçants et artisans ne progressait que de 17%.

La rente paie mieux que la boutique.

Bienvenue dans le monde de l’ultra richesse. Jamais, nous apprend Eric Tréguier du magazine Challenges, qui vient de publier son classement des 500 plus grosses fortunes de France, les nababs hexagonaux ne s’étaient autant enrichis.

Durant l’année écoulée, le magot du « Top 500 » a ainsi fait un bond de 200 à 280 milliards d’euros, soit une augmentation de 40% !

Nos chers milliardaires concentrent désormais entre leurs mains 15% de la richesse nationale, contre 6% il y a dix ans.

Une tendance qui s’inscrit dans la durée. A titre d’exemple, Bernard Arnault, le pape du luxe à la française, indéboulonnable leader du classement, a vu sa rente personnelle s’accroître de près de 600% ( !) sur une décennie...

Une explosion provoquée par les résultats record de leurs groupes qui ont bénéficié de la bonne santé des places financières et de taux d’intérêts très bas qui favorisent les rachats d’entreprises et la spéculation.

Première conséquence : le relèvement du seuil du Fmic, la Fortune minimale d’insertion dans le classement des « 500 », laquelle s’élève aujourd’hui à 60 millions d’euros soit quatre fois plus qu’en 1997. Ce qui correspond peu ou prou au salaire mensuel de 50 000 smicards. Des broutilles en somme...

Ce « top 500 » tombe une dizaine de jours après la publication de l’étude de Camille Landais, de l’Ecole d’économie de Paris, qui a actualisé pour la décennie passée les séries de l’économiste Thomas Piketty sur les hauts revenus entre 1901 et 1998.

D’où il ressort que les inégalités de revenus on réalisé un bond énorme depuis 1998, notamment entre les deux extrémités de l’échelle des revenus : quand 0,01% des foyers les plus riches ont vu leur revenu réel croître de 42,6% - un chiffre à mettre en rapport avec l’augmentation de 40% de la fortune des « 500 » -, 90% des foyers les moins riches n’ont, eux, connu qu’une majoration minime de l’ordre de 4,6%.

Un rapport de un à dix qui s’explique par deux phénomènes : premièrement la stagnation des revenus d’activité comparés à ceux du patrimoine ; et deuxièmement, les inégalités salariales qui se sont accrues. Autre point de repère, les entrepreneurs du coin de la rue, artisans et commerçants, ont vu, de leur côté, leurs revenus progresser de 17% entre 1996 et 2004 (source INSEE). Ils auraient mieux fait d’acheter de l’action LVMH et de faire la sieste...

* Fortune minimale d’insertion dans le classement des 500 plus grosses fortunes.

Des mécanismes pour réguler les rémunérations des grands patrons

Philippe Manière, directeur général de l’Institut Montaigne, réagit à propos des salaires des grands patrons et évoque quelques pistes pour rétablir des rémunérations plus justes.

Marianne : Comment réagissez-vous à l’augmentation de 40% du patrimoine des 500 plus grosses fortunes françaises établi par Challenges ?

Philippe Manière : Ce classement évoque le patrimoine d’actionnaires et pas celui des patrons. Les deux se recoupent dans à peine 2 à 3% des cas.

Marianne : Sur les dix premiers du classement, neuf sont quand même des patrons en exercice. Quels sont les mécanismes susceptibles de modérer les rémunérations des grands patrons qui ont tant fait scandale ces dernières années ?

Le plus choquant réside dans les rémunérations perçues lors des périodes de rupture : je pense par exemple aux stock-options attribuées au moment du départ indépendamment des résultats de l’entreprise. Celles-ci sont devenues automatiques alors que leur distribution devrait devenir conditionnelle et subordonnée à la surperformance relative de l’entreprise. De même, il est urgent de créer un vrai statut du mandataire social interdisant à ce dernier d’être en même temps salarié de l’entreprise. Une position ambiguë et intenable.

Lundi 16 Juillet 2007 - 23:08 Skander Houidi

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