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Anlyse assez juste de Jospin

Lionel Jospin d ?nonce le "num ?ro" de Sarkozy

D’habitude silencieux, le socialiste a "eu envie d’intervenir" pour critiquer Nicolas Sarkozy qui, selon lui, d ?passe "les limites de la d ?cence et du s ?rieux".


Article mis en ligne le 9 février 2007 par Webmestre  

L’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a critiqué jeudi 8 février les références de Nicolas Sarkozy aux travailleurs, jugeant que son "numéro dépasse les limites de la décence et du sérieux".

"La manipulation commence lorsqu’il essaie de tourner ses figures contre nous, contre la gauche : il n’y a rien de changé, la droite d’hier calomniait (Jean) Jaurès et (Léon) Blum de la même manière que l’homme de droite Sarkozy aujourd’hui dénigre la gauche", a-t-il commenté sur RTL dans une de ses rares interventions dans la campagne présidentielle.

Lionel Jospin a expliqué qu’"une des raisons pour lesquelles (il a) eu envie d’intervenir ce matin, c’est qu’(il) trouve que le numéro de M. Sarkozy sur le travail et les travailleurs dépasse les limites de la décence et surtout du sérieux". "Je l’ai entendu dire que la vraie gauche, la gauche de Blum (...) aimait le travail, la gauche d’aujourd’hui de Royal parle de statut, fait les 35 heures parce qu’elle n’aime pas le travail".

Agressivité "révélatrice"

Les critiques de Nicolas Sarkozy "ne s’adressent pas à Ségolène Royal parce qu’elle a mis le travail au centre de ses préoccupations dès le début de sa campagne", a-t-il avancé. "Se réclamer de Blum pour critiquer les 35 heures quand tous ceux qui se souviennent du Front populaire et de Blum savent que Blum est l’homme des 40 heures et des congés payés, c’est drôle et donc pas du tout sérieux".

Quant à "l’agressivité ou l’hostilité de Sarkozy à l’égard des statuts", elle "est assez révélatrice", selon Lionel Jospin. "Le statut représente la sécurité et la stabilité : les ouvriers, les employés, les enseignants, les cheminots n’ont pas de parachute doré, leur parachute, leur sécurité c’est le statut", a-t-il analysé.

Trois mystifications

"Dans le secteur public cela les protège, dans le secteur privé c’est le contrat : si on a un CDI on est plus protégé que si on a un emploi précaire ou un CDD", a souligné l’ancien Premier ministre. "C’est un mirage que cette histoire de contrat progressif" qui "va introduire la précarité".

Enfin dans ses charges contre les 35 heures, le candidat de l’UMP "procède à trois mystifications", a noté M. Jospin. "Il fait comme si c’était le salarié qui décidait de son temps de travail et il parle travail mais il ne parle jamais emploi". "La troisième mystification : il ne parle jamais des salaires, du pouvoir d’achat, de hausse de salaires".

Et Lionel Jospin de conclure qu’"il nous fait autour du travail le coup de la fracture sociale que nous avait fait Chirac il y a 12, 13 ans maintenant". (AP)

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