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Publié le 15 janvier 2007 par Webmestre
Publié le 16 décembre 2006 par Webmestre
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A l’inverse de Sarkozy, et de Jospin en 2002, elle refuse de s’engager sur le sujet.

Article mis en ligne le 24 décembre 2006 par Webmestre  

Des promesses, mais pas trop !

Ségolène Royal a refusé, vendredi à Poitiers, de s’engager fermement sur la réduction du nombre des SDF si elle est élue à l’Elysée. Elle se démarque ainsi de Nicolas Sarkozy, et de Lionel Jospin, qui, candidat en 2002, promettait qu’en 2007, il n’y aurait plus un seul SDF. « Je me garderai de faire ce type d’annonce. Le changement politique qu’attendent les Français, c’est de dire les choses quand elles sont faites », a assuré la candidate, en marge d’un déjeuner avec des associations caritatives de la Vienne.

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Scepticisme.

Lundi à Charleville-Mézières (Ardennes), dans son discours « à la France qui souffre », Nicolas Sarkozy avait affirmé vouloir que « d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur un trottoir et d’y mourir de froid ». « Ces propos n’ont aucun sens ! » réagit Julien Dray, porte-parole de Ségolène Royal. « C’est démagogique et on est bien placé pour le savoir, puisqu’on a fait la même promesse en 2002, avec le succès que l’on sait », ajoute-t-il. « Ségolène Royal est dans la politique de la preuve, indique François Rebsamen, directeur de campagne de la candidate. Les annonces de Sarkozy décrédibilisent la politique. »

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Dès mardi, le centriste François Bayrou exprimait lui aussi son scepticisme à propos de l’annonce de Nicolas Sarkozy : « Le ministre de l’Intérieur est responsable de la rue, et je n’ai pas vu, depuis cinq ans, que des choses aient été faites. » Pour le président de l’UDF, « ce n’est pas tout d’offrir un foyer ou un refuge aux SDF, il faut aussi aller les chercher dans leurs blessures, dans leur perte d’estime et de confiance en eux » .

Psychodrame.

Pour les socialistes, le sujet est chargé de mauvais souvenirs. En 2002, Lionel Jospin avait risqué un slogan du même acabit que la promesse de Nicolas Sarkozy : « Zéro SDF d’ici à 2007 ! » avait-il promis lors de la présentation de son programme.

Introduite au dernier moment dans son discours, sans concertation à l’intérieur du PS ou avec les associations de défense des SDF, l’annonce avait suscité une gêne profonde. D’autant que le mot d’ordre était la copie conforme d’un engagement de campagne de Tony Blair... alors que Jospin n’avait cessé, tout au long de son mandat à Matignon, de prendre ses distances avec le Premier ministre britannique. Les économistes avaient jugé cette promesse impossible à mettre en oeuvre ; les associations y avaient vu la négation des difficultés spécifiques de sans-abri : logement, mais aussi chômage, rupture avec la famille, problème de santé ou difficultés psychologiques lourdes.

A l’Atelier de campagne du candidat Jospin, l’affaire avait tourné au psychodrame : elle avait révélé les premières failles du dispositif de campagne du chef de file socialiste. Surtout, en donnant l’impression de se focaliser sur les plus défavorisés, exclus parmi les exclus, le candidat semblait vouloir masquer la faiblesse de ses propositions concernant les salariés modestes, ouvriers, employés. Le 21 avril avait confirmé cette intuition : dans l’isoloir, l’électorat populaire avait boudé très largement Lionel Jospin. De quoi inciter la candidate Ségolène Royal à manier ce type de promesses avec la plus grande prudence.

« Bobo ».

Avec le retour du froid, le problème des SDF s’est imposé comme un thème de campagne avec l’initiative de l’association les Enfants de Don Quichotte, qui a installé, le week-end dernier, plus d’une centaine de tentes pour les sans-abri sur les quais du canal Saint-Martin, à Paris. « On demande aux gens de venir camper avec les SDF pour exiger que ça change », affirme Augustin Legrand, l’animateur des Enfants de Don Quichotte. Les Verts soutiennent cette initiative, en plein coeur d’un quartier « bobo ». Lundi soir, la nouvelle secrétaire nationale, Cécile Duflot, est ainsi venue passer la nuit aux côtés des SDF. La question des sans-abri préoccupe les Français, angoissés sur leur avenir. Un récent sondage (1) BVA pour l’association Emmaüs, paru dans l’Humanité et la Vie, indiquait que près d’un Français sur deux (48 %) croit même qu’il « pourrait devenir un jour sans-abri » .

(1) Sondage réalisé du 4 au 8 novembre, selon la méthode des quotas auprès de 1 008 personnes.

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